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Zoom sur le handicap invisible

Dans l’inconscient collectif, le handicap renvoie souvent à l’image du fauteuil roulant. Et pourtant, le handicap moteur ne représente qu’un faible pourcentage du taux de personnes en situation de handicap (4 % de la population française). Une grande majorité présente effectivement un handicap dit “invisible”, et là est toute la difficulté ! En effet, ce handicap qui ne se voit pas si la personne concernée n’en parle pas, nécessite malgré tout une reconnaissance et certains aménagements.

Alors qu’est-ce que le handicap invisible ? Comment se caractérise-t-il ? Quelles sont les conséquences sur les personnes qui en souffrent ? Gros plan sur le handicap le plus répandu, et pourtant, le moins connu. 

Le handicap invisible : qu’est-ce que c’est ? 

Le handicap invisible est un dysfonctionnement, un trouble ou une maladie qui prive la personne qui en est atteinte de ses capacités (ou qui les diminue). Invisible, il n’est pas détectable par l’entourage de la personne, si cette dernière a décidé de ne pas en parler. Il peut être sensoriel, psychique ou encore cognitif. En effet, parmi les différents types de handicaps invisibles, on distingue : 

  • les handicaps sensoriels comme les déficiences visuelles ou auditives, qui nécessitent des aménagements de postes
  • les troubles cognitifs comme les troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, etc.) ; 
  • les maladies chroniques et/ou invalidantes comme le diabète, la sclérose en plaques, le cancer, la fatigue chronique ou certaines pathologies rares ;  
  • les troubles psychiques qui regroupent la dépression, les troubles phobiques, la bipolarité ou encore la schizophrénie, et bien d’autres. 

Le handicap invisible regroupe donc des troubles d’une grande diversité et souvent peu connus. Certaines de ces pathologies peuvent être substantielles, durables ou définitives. Par exemple, une personne phobique manifestera ses troubles uniquement dans certaines situations ou en présence de certains éléments. Les troubles comme la schizophrénie fluctuent également en fonction de l’environnement et des évènements qui se déroulent autour de la personne. 

Handicap invisible : le rÔle de la MDPH 

Tout comme pour le handicap “visible”, les personnes en situation de handicap invisible peuvent prétendre à certaines aides. Elles peuvent tout d’abord bénéficier d’une Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). C’est la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) du département qui l’attribue. En effet, la MDPH accueille et accompagne les personnes en situation de handicap dans leur parcours. Elle peut également attribuer certaines prestations de compensation, la carte mobilité inclusion (CMI), et peut également fournir des aides précieuses dans le cadre du parcours professionnel. 

Un handicap pourtant bien présent

Ce handicap, bien qu’invisible, est pourtant bien présent dans la vie de la personne qui en souffre. Tout d’abord, c’est face à son entourage direct que la personne en situation de handicap invisible rencontre ses premiers défis. Le sentiment d’incompréhension est fréquent, et souvent causé par un entourage qui associe le handicap à un trait de caractère ou à un défaut. En effet, certains enfants dys, par exemple, sont souvent qualifiés de paresseux alors qu’il n’en est rien. La reconnaissance est donc l’un des premiers obstacles que rencontre la personne en situation de handicap invisible. Un manque d’indulgence qui peut d’ailleurs affecter les sujets les plus fragiles et causer une certaine détresse psychologique

La vie en entreprise peut également être un véritable défi pour ces personnes. Si elles ont décidé de parler de leur handicap, elles peuvent bénéficier d’aménagements de poste ou d’horaires, selon leurs droits. Une adaptation et une souplesse qui peuvent parfois créer des jalousies auprès des autres collègues. Une fois de plus, c’est une situation qui peut provoquer un certain désarroi psychologique pour le collaborateur en situation de handicap, qui peut se sentir rejeté ou mis à l’écart. 

L’importance de la démarche d’inclusion en entreprise 

Encore une fois, l’inclusion au travail et la communication ont une importance capitale. Il faut savoir qu’au travail, il n’y a aucune obligation légale pour la personne en situation de handicap d’en parler, si elle ne le souhaite pas. En effet, de nombreux travailleurs font le choix de dissimuler leur handicap par peur des préjugés et des idées reçues qui pourraient impacter leur évolution et leur carrière professionnelle. En parler peut cependant se révéler bénéfique pour eux, afin de bénéficier de certains avantages, qui ne sont autres que des droits, tels que les horaires adaptés ou les aménagements de poste. C’est pourquoi la communication est capitale et il est primordial d’encourager les salariés à parler de leur handicap. Le manager peut être le contact privilégié pour en discuter. Cela lui permettra également d’adapter sa politique managériale

La sensibilisation également sera de mise afin de rassembler toutes les équipes autour de la notion de handicap et de déconstruire efficacement les préjugés. Cette sensibilisation peut prendre différentes formes mais reste l’un des moyens les plus efficaces pour combattre les stéréotypes et favoriser l’inclusion et le maintien des collaborateurs en situation de handicap en entreprise, sur le long terme

 

Il n’existe donc pas un, mais de nombreux types de handicaps invisibles, qui peuvent toucher n’importe qui, à n’importe quel âge. D’ailleurs nous pouvons tous en être touchés à un moment de notre vie (85 % des handicaps sont acquis au cours de la vie). Ce handicap qui ne se voit pas est souvent source de difficultés supplémentaires pour la personne qui le porte. Une sorte de double peine qui pourrait pourtant être évitée en libérant la parole. C’est pourquoi l’information et la communication restent les meilleurs moyens d’engager le dialogue pour briser les tabous, et faire preuve davantage de bienveillance. 

 

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