Handigital® : Lauréat de la Fondation Pierre DUMAS

En 2018, la première école du projet Handigital® voyait le jour à Seyssins (38). Depuis, le projet a pris de l’ampleur avec un second site ouvert à Saint-Priest (69) en 2019, des sessions qui s’enchaînent et se multiplient, mais surtout avec un troisième site à venir sur Chambéry. Et c’est en partie grâce à la Fondation Pierre Dumas que cette troisième école a pu voir le jour. En effet, Handigital® s’est vu décerner le prix Pierre Dumas 2019. Une récompense qui permet au projet de grandir davantage et d’aider toujours plus de personnes en situation de handicap à reprendre le chemin de l’emploi. Retour sur cette remise de prix pleine de sens et d’encouragement pour l’école. 

La fondation Pierre Dumas

Créée en 2005 par l’épouse de Pierre Dumas, Janine Dumas, la Fondation Pierre Dumas-Institut de France encourage les projets innovants dans tous les domaines de la communication, en France, mais aussi en Europe. Elle porte une attention particulière aux actions entreprises en Pays de Savoie ou menées par des personnes originaires de ce territoire. Chaque année, elle remet donc un prix visant à encourager ou aider de nouvelles initiatives. 

Handigital® a donc reçu le prix Pierre Dumas 2019 pour la création de sa toute nouvelle école à Chambéry. Un nouveau site qui accueillera ses tous nouveaux apprenants en janvier prochain, afin de répondre favorablement aux besoins des entreprises de la région, et de permettre le retour à l’emploi de personnes en situation de handicap

Le projet Handigital®

La naissance du projet

Handigital® est la première école préparatoire aux métiers du numérique, prioritairement ouverte, à compétences égales, aux personnes en situation de handicap, et aux profils neuroatypiques (troubles DYS, trouble du spectre autistique sans déficience intellectuelle, etc.). 

Le projet est né en 2018. À la tête de cette initiative : Fabrice Autissier, dirigeant de l’entreprise Mille et un Regards et anciennement salarié dans le secteur de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. C’est suite à un besoin de compétences qu’est née l’idée du projet. Pour assurer la partie développement web au sein de l’entreprise Mille et Un Regards, Fabrice Autissier souhaitait recruter des personnes bénéficiaires d’une RQTH. Il s’est alors vite aperçu du manque de ressources évident. Il y avait d’un côté un secteur numérique en demande, et de l’autre, un public, à savoir les personnes en situation de handicap, dont le taux de chômage était deux fois supérieur au taux de chômage du public classique, et qui n’était pas ou peu formé aux métiers du web. 

De plus, il n’existait pas d’actions ou de formations dans le domaine du numérique, accessibles aux personnes en situation de handicap éloignées de l’emploi, mais passionnées par l’informatique et le web. C’est ainsi qu’après deux années d’étude, le projet est né, grâce notamment au soutien de la région AURA, de l’AGEFIPH, mais aussi d’entreprises privées comme AG2R La Mondiale, ou encore APICIL Action Sociale. 

Handigital® aujourd’hui

Aujourd’hui, Handigital® ce sont donc trois sites, situés à Seyssins, Saint-Priest, et prochainement à Chambéry, qui accueillent des sessions de 10 à 12 apprenants. Construit sur la base d’un référentiel de certification de niveau 4 et 5, le cursus “Développeur Web Full Stack” emmène les élèves pour 888 heures de formation éclatées en différents modules, dont 288 heures de stage en entreprise. Le cursus comprend également un module nommé “savoir-être et connaissances de l’entreprise” destiné à favoriser l’employabilité des apprenants. 

Handigital® s’engage également à former les tuteurs et référents des différentes entreprises partenaires, à la compréhension de l’autisme et du mode de pensée autistique, du handicap psychique et des troubles dys, afin que les stages et l’inclusion professionnelle des apprenants se passent dans les meilleures conditions. Un suivi des apprenants et des entreprises partenaires (jusqu’à 6 mois après la formation) qui porte ses fruits puisque les bilans des sessions précédentes sont plus qu’encourageants (80% de sorties positives). Ils témoignent du retour à l’emploi de nombreux apprenants, ou de la poursuite d’études grâce à des passerelles universitaires notamment. 

C’est dans cet état d’esprit que Handigital® poursuit son développement, et continue à assurer la gratuité du dispositif, toujours soutenu par ses partenaires publics et privés. 

 

C’est donc avec la contribution de la Fondation Pierre Dumas que notre nouveau site situé à Chambéry (73) ouvrira prochainement ses portes, en partenariat également avec IFS 73 et Chambéry-Grand Lac Économie. Les recrutements ont d’ailleurs déjà débuté pour une toute première session chambérienne qui, on l’espère, sera tout aussi prometteuse et réussie que celles de Saint-Priest et Seyssins. 

 

Le secteur du numérique vous intéresse ? Vous êtes bénéficiaire d’une Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé ? N’hésitez pas à nous contacter. Les recrutements sont en cours. 

Si vous souhaitez rejoindre l’aventure et contribuer au projet Handigital®, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. La gratuité de notre projet est un élément clé pour la réussite de nos apprenants. 

Vous êtes une entreprise ? Vous pouvez également nous contacter si vous souhaitez  devenir partenaire du projet. Vos futurs collaborateurs se trouvent peut-être parmi nos apprenants ! 

 

DuoDay® 2020 : Mille et Un Regards participe

Pour découvrir un métier sous toutes ses facettes, rien de tel qu’une véritable immersion en entreprise. Et c’est ce que propose le DuoDay®. Le principe est tout simple : à l’occasion de la journée nationale du DuoDay®, une entreprise ou une collectivité accueille dans ses locaux une personne en situation de handicap. Au programme : la découverte d’un métier bien précis, en duo avec un collaborateur de l’entreprise volontaire. 

Une belle opportunité de rencontre à laquelle nous avons décidé de participer au sein de Mille et Un Regards, notre agence web, en accueillant ce jeudi 19 novembre Nicolas. Retour sur cette journée découverte pour notre duo : Nicolas et David, notre chef de projet web. 

Retour de Nicolas

Nicolas, pouvez-vous vous présenter brièvement ? 

J’ai 37 ans et un parcours en tant que comptable. Je souhaite me reconvertir après la réalisation d’un bilan de compétences, à la suite duquel ressortaient des métiers en lien avec le numérique.

Pourquoi participer au DuoDay® ? 

Mon conseiller Cap Emploi m’a informé de cet événement et de l’offre de duo avec Mille et Un Regards. L’idée était de découvrir le métier de développeur web qui m’attire plus particulièrement. Pour moi, c’est un métier porteur.

Comment s’est déroulée votre matinée ? 

Cela s’est bien passé. David m’a montré la partie technique des missions d’un développeur web : le maquettage, le design, le code, divers langages… Il m’a présenté plusieurs métiers que peut exercer un développeur web (développeur front et back end, UI, UX etc.). Il m’a évoqué la gestion de projet et nous avons échangé sur les attendus de son métier, l’importance du travail en équipe et plus généralement son quotidien.

Quel est votre bilan à l’issue de cette journée d’immersion ? 

Le métier de développeur est très intéressant. J’ai pu mieux en découvrir les pratiques. Cela a conforté la représentation que j’avais de ce métier, des aspects techniques à d’autres plus larges.

Retour de David, chef de projet Mille et Un Regards

David, pourquoi avoir décidé de te porter volontaire pour ce duo ?  

C’est une belle opportunité de partager et d’expliquer mon métier. La culture de notre agence web reste atypique dans le sens où nous recrutons en priorité, et à compétences égales, des personnes en situation de handicap. Je suis donc naturellement sensibilisé à la question du handicap en entreprise. De plus, j’ai déjà été tuteur de stagiaires et j’aime avant tout transmettre mes connaissances… ici un avant-goût du métier que j’exerce et qui me passionne. 

Pourrais-tu nous faire un retour sur cette journée ? 

Au-delà du volet technique, j’ai essayé de montrer des aspects de mon métier qui peuvent ne pas être valorisés tels que le travail collaboratif et ainsi donner des perspectives au-delà des clichés souvent véhiculés. Nicolas s’est montré impliqué, curieux et à l’écoute. Ça a été un plaisir de le recevoir, d’échanger avec lui et de lui faire découvrir mon quotidien !

Mille et Un Regards a été ravi d’accueillir Nicolas durant cette journée nationale du DuoDay®. C’est avec grand plaisir que nous renouvellerons notre participation à l’avenir à cette belle initiative, qui permet d’une part de rendre le monde du travail plus inclusif, et d’autre part de dépasser les préjugés et changer les regards. 

Vous voulez en savoir davantage sur le DuoDay® ? Rendez-vous sur leur site en cliquant ici.

 

Zoom sur le handicap invisible

Dans l’inconscient collectif, le handicap renvoie souvent à l’image du fauteuil roulant. Et pourtant, le handicap moteur ne représente qu’un faible pourcentage du taux de personnes en situation de handicap (4 % de la population française). Une grande majorité présente effectivement un handicap dit “invisible”, et là est toute la difficulté ! En effet, ce handicap qui ne se voit pas si la personne concernée n’en parle pas, nécessite malgré tout une reconnaissance et certains aménagements.

Alors qu’est-ce que le handicap invisible ? Comment se caractérise-t-il ? Quelles sont les conséquences sur les personnes qui en souffrent ? Gros plan sur le handicap le plus répandu, et pourtant, le moins connu. 

Le handicap invisible : qu’est-ce que c’est ? 

Le handicap invisible est un dysfonctionnement, un trouble ou une maladie qui prive la personne qui en est atteinte de ses capacités (ou qui les diminue). Invisible, il n’est pas détectable par l’entourage de la personne, si cette dernière a décidé de ne pas en parler. Il peut être sensoriel, psychique ou encore cognitif. En effet, parmi les différents types de handicaps invisibles, on distingue : 

  • les handicaps sensoriels comme les déficiences visuelles ou auditives, qui nécessitent des aménagements de postes
  • les troubles cognitifs comme les troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, etc.) ; 
  • les maladies chroniques et/ou invalidantes comme le diabète, la sclérose en plaques, le cancer, la fatigue chronique ou certaines pathologies rares ;  
  • les troubles psychiques qui regroupent la dépression, les troubles phobiques, la bipolarité ou encore la schizophrénie, et bien d’autres. 

Le handicap invisible regroupe donc des troubles d’une grande diversité et souvent peu connus. Certaines de ces pathologies peuvent être substantielles, durables ou définitives. Par exemple, une personne phobique manifestera ses troubles uniquement dans certaines situations ou en présence de certains éléments. Les troubles comme la schizophrénie fluctuent également en fonction de l’environnement et des évènements qui se déroulent autour de la personne. 

Handicap invisible : le rÔle de la MDPH 

Tout comme pour le handicap “visible”, les personnes en situation de handicap invisible peuvent prétendre à certaines aides. Elles peuvent tout d’abord bénéficier d’une Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). C’est la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) du département qui l’attribue. En effet, la MDPH accueille et accompagne les personnes en situation de handicap dans leur parcours. Elle peut également attribuer certaines prestations de compensation, la carte mobilité inclusion (CMI), et peut également fournir des aides précieuses dans le cadre du parcours professionnel. 

Un handicap pourtant bien présent

Ce handicap, bien qu’invisible, est pourtant bien présent dans la vie de la personne qui en souffre. Tout d’abord, c’est face à son entourage direct que la personne en situation de handicap invisible rencontre ses premiers défis. Le sentiment d’incompréhension est fréquent, et souvent causé par un entourage qui associe le handicap à un trait de caractère ou à un défaut. En effet, certains enfants dys, par exemple, sont souvent qualifiés de paresseux alors qu’il n’en est rien. La reconnaissance est donc l’un des premiers obstacles que rencontre la personne en situation de handicap invisible. Un manque d’indulgence qui peut d’ailleurs affecter les sujets les plus fragiles et causer une certaine détresse psychologique

La vie en entreprise peut également être un véritable défi pour ces personnes. Si elles ont décidé de parler de leur handicap, elles peuvent bénéficier d’aménagements de poste ou d’horaires, selon leurs droits. Une adaptation et une souplesse qui peuvent parfois créer des jalousies auprès des autres collègues. Une fois de plus, c’est une situation qui peut provoquer un certain désarroi psychologique pour le collaborateur en situation de handicap, qui peut se sentir rejeté ou mis à l’écart. 

L’importance de la démarche d’inclusion en entreprise 

Encore une fois, l’inclusion au travail et la communication ont une importance capitale. Il faut savoir qu’au travail, il n’y a aucune obligation légale pour la personne en situation de handicap d’en parler, si elle ne le souhaite pas. En effet, de nombreux travailleurs font le choix de dissimuler leur handicap par peur des préjugés et des idées reçues qui pourraient impacter leur évolution et leur carrière professionnelle. En parler peut cependant se révéler bénéfique pour eux, afin de bénéficier de certains avantages, qui ne sont autres que des droits, tels que les horaires adaptés ou les aménagements de poste. C’est pourquoi la communication est capitale et il est primordial d’encourager les salariés à parler de leur handicap. Le manager peut être le contact privilégié pour en discuter. Cela lui permettra également d’adapter sa politique managériale

La sensibilisation également sera de mise afin de rassembler toutes les équipes autour de la notion de handicap et de déconstruire efficacement les préjugés. Cette sensibilisation peut prendre différentes formes mais reste l’un des moyens les plus efficaces pour combattre les stéréotypes et favoriser l’inclusion et le maintien des collaborateurs en situation de handicap en entreprise, sur le long terme

 

Il n’existe donc pas un, mais de nombreux types de handicaps invisibles, qui peuvent toucher n’importe qui, à n’importe quel âge. D’ailleurs nous pouvons tous en être touchés à un moment de notre vie (85 % des handicaps sont acquis au cours de la vie). Ce handicap qui ne se voit pas est souvent source de difficultés supplémentaires pour la personne qui le porte. Une sorte de double peine qui pourrait pourtant être évitée en libérant la parole. C’est pourquoi l’information et la communication restent les meilleurs moyens d’engager le dialogue pour briser les tabous, et faire preuve davantage de bienveillance. 

 

Handicap et management : comment intégrer une personne en situation de handicap ? 

Accueillir une personne en situation de handicap au sein d’une entreprise est certes une obligation légale pour certaines sociétés, mais c’est surtout une véritable richesse et un atout indiscutable pour l’ensemble des collaborateurs. Cependant, cette intégration ne s’improvise pas, et pour la réussir, il faut la préparer en amont et anticiper plusieurs points essentiels. 

Vous vous apprêtez à intégrer une personne en situation de handicap ? Voici quelques conseils qui favoriseront à coup sûr son inclusion.     

Handicap et management : la formation et la sensibilisation des ressources humaines indispensables

La formation des managers

En règle générale, l’accueil d’un nouveau collaborateur dans une équipe existante est toujours un moment fort et décisif pour un manager. Cela se vérifie encore davantage lorsqu’il s’agit de l’inclusion d’un travailleur en situation de handicap. La place et le rôle du manager sont donc capitaux. Une position qui peut parfois se révéler délicate et qui nécessite une formation aux différents types de handicaps, et aux codes de communication à privilégier

Afin de garantir l’inclusion d’un collaborateur en situation de handicap, le manager devra être dans la capacité de comprendre et d’analyser les stéréotypes liés au handicap, mais aussi d’adapter son mode de communication ainsi que ses attentes au nouveau salarié. Il devra également garantir à terme son maintien dans l’emploi. Mais surtout, le manager aura la lourde tâche de gérer les réactions des membres de son équipe, ainsi que les situations de management habituelles, sans oublier les besoins spécifiques de ce nouveau membre. Pour cela, il devra recourir à la sensibilisation de ses collaborateurs, afin de les impliquer au maximum dans l’intégration de ce nouveau salarié

La sensibilisation des équipes par le manager

En entreprise, les clichés et les préjugés sont bien souvent responsables de méfiance et de craintes vis-à-vis des travailleurs en situation de handicap, et constituent par conséquent un véritable frein à leur embauche. Manque d’autonomie, absences à répétition, frein à la production, ou baisse de la productivité… les idées fausses sont nombreuses. Il est pourtant possible de mettre fin à toutes ces craintes infondées grâce à la formation des ressources humaines et à la sensibilisation des salariés. Savoir que les personnes en situation de handicap ne sont pas toutes en fauteuil roulant (85 % des handicaps sont invisibles), qu’elles sont souvent les plus loyales dans leur travail et les plus productives, pourrait lever les craintes et inviter à considérer la situation sous un angle différent. C’est pourquoi la sensibilisation est primordiale, et qu’il est conseillé à un manager de nommer un tuteur ou un référent au sein de son service, qui sera formé afin de faciliter l’inclusion du nouvel arrivant, sans entrer dans la surprotection.  

La phase de recrutement

Lors d’un nouveau recrutement, il est préférable que le manager du service ou de l’équipe concerné soit présent, d’autant plus lorsqu’il s’agit du recrutement d’un nouveau collaborateur en situation de handicap. La présence du manager permettra en effet de prendre en compte les différents aspects du handicap du candidat dans son management. Il devra déterminer si le futur collaborateur est en mesure d’effectuer les tâches qui lui seront demandées, ou, le cas échéant, savoir les adapter à ses capacités et à ses contraintes. C’est pourquoi, le poste doit être présenté en détail et le candidat interrogé sur ses besoins spécifiques. Et si le doute subsiste après l’entretien, le manager peut s’adresser à la médecine du travail et/ou au correspondant handicap s’il y a, sur les actions envisageables d’un point de vue technique ou humain. 

Étudier les besoins d’aménagements 

Accueillir une personne en situation de handicap implique également une étude des aménagements de poste et/ou du temps de travail à apporter. En effet, même si la plupart des handicaps sont invisibles, cela ne veut pas dire qu’ils ne nécessitent pas d’attention particulière. C’est un des points les plus appréhendés par les entreprises, et pourtant le coût des aménagements nécessaires est souvent surévalué par les dirigeants. Un coût qui est sans aucun doute inférieur aux avantages dont l’entreprise va bénéficier grâce à cette inclusion ! Si le nouveau collaborateur présente un profil neuroatypique par exemple, il pourrait bénéficier d’aménagements d’horaires et du temps partiel de droit afin de faciliter son quotidien et l’exercice de sa fonction. Si le nouveau collaborateur est en fauteuil roulant, tout doit être fait pour que sa zone de travail soit en adéquation avec son handicap. Une place de parking particulière peut, par exemple, être réservée pour un nouveau collaborateur à mobilité réduite. Il est très important d’anticiper, mais aussi, il est primordial que le manager prenne part à cette étude des besoins d’aménagement, afin d’être à l’écoute du nouveau membre et de ses éventuels besoins ultérieurs. 

Handicap et management : un suivi particulier

Le salarié est apte au poste offert, l’aménagement de ce dernier a bien été réalisé, et la communication auprès des équipes a été effectuée. Il ne faut pas pour autant relâcher l’attention. En effet, le rôle du manager s’étend bien au-delà de la phase de recrutement, puisqu’il sera tenu de réaliser un suivi particulier du nouveau collaborateur. Des moments d’échange doivent donc être organisés afin de s’assurer de la bonne intégration de la personne et de sa satisfaction vis-à-vis des mesures ou des aménagements engagés. Certaines personnes en situation de handicap ne font pas part de leurs difficultés, souvent par crainte d’être considérées comme moins compétentes ou de perdre leur emploi. Le manager devra donc être perspicace et détecter les signes d’une crainte ou d’un quelconque problème. Il devra être à l’écoute et redoubler d’attention, de manière subtile, pour s’assurer que l’inclusion soit une réussite et l’égalité des chances parfaitement respectée.

 

Accueillir un nouveau collaborateur dans son équipe est toujours un moment crucial et prenant pour un manager. C’est un véritable projet d’entreprise qui nécessite donc de nombreux échanges et de nombreuses réflexions en amont. Une nécessité qui, une fois respectée, portera inévitablement ses fruits à l’ensemble des intervenants, car il ne faut pas l’oublier :  le collaborateur a été engagé avant tout pour ses compétences et le talent n’a pas de handicap !

 

Inclusion au travail : les bénéfices pour les autres

Les personnes en situation de handicap sont aujourd’hui plus actives que jamais. Cependant, leur taux de chômage demeure encore très élevé comparé à la moyenne nationale, et leur inclusion sur le marché du travail est encore très nuancée. La politique d’inclusion des entreprises est donc fondamentale pour accueillir ces personnes. C’est également l’occasion d’enrichir leur clientèle, leur personnel et leurs équipes. En effet, l’inclusion au travail est certes capitale pour les personnes en situation de handicap, mais elle est également favorable à l’activité de l’entreprise et aux salariés. Comment ? Quels sont les bénéfices de l’inclusion au travail pour les autres ? Focus sur la politique d’inclusion dans les entreprises.

L’inclusion au travail : qu’est-ce que c’est ? 

L’inclusion a pour principal objectif de prévenir la discrimination liée au handicap, mais aussi à l’âge, au genre, au physique ou à l’orientation sexuelle. Il ne faut pas confondre cette notion avec celle d’intégration. En effet, l’inclusion prend en considération chaque personne en tant que telle, comme un cas unique. Elle s’oppose à l’exclusion, et est par conséquent associée à l’égalité des chances pour tous et à l’acceptation de la diversité. La France a d’ailleurs été précurseur dans ce domaine. 

Sujet de plus en plus considéré dans les entreprises, l’inclusion se joue à différents niveaux. En effet, de l’entretien d’embauche à la prise de poste, les actions doivent concorder avec les principes de l’inclusion. Politique de non-discrimination lors des entretiens, adaptation des locaux et des postes aux situations de handicap, renforcement du dialogue, prise en compte des besoins… les actions et les démarches sont nombreuses. 

Les bénéfices de l’inclusion au travail pour l’entreprise 

L’inclusion au travail est une réelle avancée pour les personnes en situation de handicap et est source de grands bénéfices, sachant que cette équité de traitement se répercute plus largement sur l’activité de l’entreprise. 

L’inclusion : source de performances

La politique d’inclusion est rentable pour une entreprise puisqu’elle permet des gains de performance économique indiscutables. En effet, selon le cabinet conseil Deloitte qui a publié une étude sur le sujet « Diversité et inclusion » en 2019, “Les entreprises qui pratiquent une politique inclusive génèrent jusqu’à 30 % de chiffre d’affaires supplémentaire par salarié et une profitabilité supérieure à celle de leurs concurrents”. Par exemple, au niveau de la productivité, les employés en situation de handicap redoublent d’efforts au travail, afin de prouver leurs aptitudes. Leur déficience ou leur différence les obligent également à développer et à compenser par d’autres compétences, afin de « combler » leurs situations de handicap. Ils ont également une conscience professionnelle et une motivation supérieures à la moyenne. Attachés à l’entreprise qui a bien voulu leur donner une chance, ces collaborateurs sont également très reconnaissants et plus combatifs car habitués aux épreuves quotidiennes. 

Une politique d’inclusion au travail permet aux dirigeants de puiser dans un vivier de talents plus large et de bénéficier ainsi de compétences bien précises. Cela va également favoriser l’innovation. En effet, les collaborateurs qui ont des expériences et des profils variés sont souvent source de nouvelles idées et abordent les obstacles différemment. L’inclusion va donc permettre d’attirer ces talents nouveaux, aux ressources vastes et trop souvent inexploitées. 

L’inclusion pour améliorer l’image de marque 

L’entreprise inclusive va également améliorer son image de marque. En effet, elle valorise son image publique en démontrant sa responsabilité et son engagement contre l’exclusion et la discrimination. C’est donc une excellente initiative en termes de communication. En effet cette politique envoie un message d’ouverture et de confiance, qui ne laisse pas indifférents les clients, les donneurs d’ordre, les consommateurs, les investisseurs ou encore les sous-traitants. C’est donc la possibilité de s’assurer de nouveaux marchés, une présence économique plus efficace, et de se distinguer de la concurrence. 

Un engagement des salariés bénéfique À l’entreprise

L’inclusion est également synonyme de réussite pour une entreprise au niveau des ressources humaines et du bien-être de ses collaborateurs. Ces structures réussissent mieux leur recrutement et parviennent à maintenir les employés en poste, grâce à une culture plus saine et plus organisationnelle qui impacte l’ensemble des salariés. Cet engagement accru découle de ce sentiment que les besoins sont écoutés par la hiérarchie. L’ambiance de travail est de meilleure qualité, les collaborateurs sont fidélisés, et la productivité augmente encore une fois. Un véritable cercle vertueux !

Inclusion au travail : les avantages pour les collaborateurs

Comme indiqué précédemment, la politique d’inclusion favorise un milieu de travail dans lequel chacun se sent accepté et apprécié à sa juste valeur. Personne n’est exclu ou marginalisé et les singularités sont pleinement respectées. Les employés sont donc plus heureux, à l’aise et confiants. Cela joue également sur leur fidélité. Une entreprise qui favorise l’inclusion de par sa structure et ses aménagements augmente le sentiment d’appartenance de chacun.

Les milieux de travail inclusifs vont provoquer une acceptation chez l’ensemble des collaborateurs qui vont avoir l’occasion d’acquérir des connaissances sur la diversité, l’accessibilité, la différence et les situations de handicap. Ils vont favoriser l’entraide et l’esprit d’équipe pour un épanouissement collectif idéal. En effet, intégrer un collaborateur en situation de handicap dans une équipe, par exemple, fait que cette dernière va gagner en ouverture d’esprit, et va être poussée à donner le meilleur d’elle-même en relativisant les petits soucis quotidiens. 

La politique d’inclusion en entreprise contribue également à l’amélioration des pratiques managériales de la société qui, transposées à l’ensemble des collaborateurs, ne peuvent être que bénéfiques. 

 

L’inclusion au travail représente donc un véritable enrichissement pour l’entreprise, à tous niveaux. Refuser de mettre en place une politique d’inclusion, c’est prendre le risque de passer à côté de talents et de réduire les performances de l’entreprise. Mais attention, l’inclusion est la responsabilité de tous, et ne peut être réellement efficace que si elle englobe l’ensemble des intervenants d’une entreprise. 

 

Bilan Handigital® Grenoble

Juillet 2020 a sonné la fin de la seconde saison d’Handigital® Grenoble. L’occasion pour l’école de faire le bilan, et de revenir sur les temps forts de cette session pas comme les autres. En effet, la situation de crise sanitaire et le confinement nous ont obligés à innover, à nous adapter et à être encore plus réactifs qu’à notre habitude. Une situation inédite, pleine de rebondissements, et jonchée de difficultés auxquelles nous avons su faire face efficacement, et grâce auxquelles nous sortons grandis davantage. 

Handigital® Grenoble saison 2

La seconde saison d’Handigital® Grenoble a débuté le 23/09/2019, pour prendre fin au 17/07/2020 (au lieu du 15/05/2020). Ce sont 11 candidats qui ont été sélectionnés pour intégrer les locaux de Seyssins. D’une moyenne d’âge de 28 ans, cette session hétérogène a permis de regrouper des personnes autistes de niveau 1 sans déficit intellectuel, des apprenants en situation de handicap psychique, et des apprenants en situation de handicap moteur

L’ensemble de ces stagiaires ont donc rejoint le projet pour 6 modules, soit 600 heures de formation accompagnées de 252 heures de stage, avec au programme : 

  • module 1 : B2I® Adultes de (30h) ; 
  • module 2 : Savoir-être et connaissance de l’entreprise (65h) ; 
  • module 3 : Développeur front-end (190h) ; 
  • module 4 : Développeur back-end (190h) ;
  • module 5 : Contenus complémentaires (85h) ;
  • module 6 : UI/Web design (40h).

Les difficultés liées au Covid-19

La situation de crise sanitaire que nous avons traversée nous a contraints à stopper les cours en présentiel dès le début du confinement. Nos apprenants ont donc poursuivi les cours de chez eux, en téléformation. Une situation déroutante pour nos élèves qui leur a subitement retiré leurs principaux repères ainsi que leur cadre habituel d’apprentissage et rassurant pour la plupart. Certains ont pu se sentir isolés socialement, en manque de repères, quand d’autres ont rencontré des soucis techniques liés à la connexion Internet, par exemple. 

Le Covid a donc eu des répercussions sur l’organisation des cours, le quotidien des stagiaires, mais aussi sur les embauches à court terme. En effet, beaucoup d’entreprises ont dû faire le choix du télétravail, voire du chômage partiel, et n’ont pu accueillir nos élèves. Certaines d’entre elles, en difficultés financières, ont même dû se désengager du projet. Enfin, l’épidémie de Coronavirus a également engendré un certain retard dans la formation, et un décalage des stages initialement prévus en avril, à juin et juillet 2020. Un coup dur pour l’école et pour nos apprenants, dont nous avons su tirer profit malgré tout, en démontrant notre cohésion d’équipe dans les moments les plus difficiles. 

Handigital Grenoble : le bilan 

Au niveau quantitatif 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La crise du Covid-19 ne nous aura pas empêché de finir cette saison 2 Grenoble avec 90 % de réussite au B2I® Adultes, et 80 % de réussite à la formation de développeur web niveau 4 et 5.  Ce sont dix postes qui ont été proposés dans six entreprises telles que Ives, Enalean, Alyl Sécurité Incendie, Total Cloud ou encore Mille et un Regards, qui nous ont accordé leur confiance.

Cette saison 2, ce sont également cinq contrats de professionnalisation, signés ou en cours de signature (en septembre 2020), deux retours en formations universitaires et une orientation STPA (Secteur du Travail Protégé et Adapté). 

Au niveau qualitatif 

Constamment à l’écoute de nos apprenants, nous avons pu également apprécier leurs retours positifs sur la formation, en dépit des évènements. Satisfaits de la qualité de l’équipe pédagogique, ils ont également apprécié le soutien technique entre apprenants et l’ambiance de groupe.

La satisfaction émane également des entreprises partenaires, qui ont pu apprécier la ponctualité, l’assiduité, la cohésion de groupe et la forte motivation de nos apprenants. Leur contentement découle également de nos sessions de formation sur “l’autisme et le handicap physique”, qui ont eu lieu cette saison. Les différents tuteurs, ainsi que les référents techniques et RH des entreprises partenaires, ont pu rencontrer nos consultants formateurs spécialistes de l’autisme et du handicap psychique, et recevoir ainsi toutes les clés nécessaires pour intégrer nos apprenants de manière idéale, dans les meilleures conditions, et favoriser ainsi leur inclusion professionnelle. 

 

C’est donc une session qui s’achève sur un bilan plutôt positif, malgré les évènements inédits que nous avons traversés. Nous remercions d’ailleurs la Région Auvergne Rhône-Alpes et l’Agefiph pour leur soutien et leur aide précieuse durant cette période. 

C’est donc avec grand plaisir que nous repartons pour une troisième saison à Grenoble, avec de nouvelles perspectives empreintes de notre envie d’emmener nos apprenants toujours plus haut, pour favoriser leur retour à l’emploi

 

Vous êtes vous aussi intéressé par notre formation ? Vous êtes bénéficiaire d’une RQTH et le digital vous anime ? Vous souhaitez recruter de nouveaux talents ? 

Pour rejoindre le projet, n’hésitez pas à nous contacter. Vous pouvez également découvrir nos formations plus en détail sur notre site.

Différentes sessions sont à venir sur Lyon et Chambéry. Le secteur numérique pourrait être votre solution d’avenir ! Et nos apprenants, les talents de demain pour votre entreprise !

 

Handigital® s’agrandit

Deux ans après sa fondation en septembre 2018, Handigital® s’agrandit. École de formations préparatoires aux métiers du numérique, elle a tout d’abord été présente à Seyssins (38), avant de voir naître un nouveau site à Saint-Priest (69) en 2019. Afin de toucher l’ensemble du sillon alpin, une troisième école arrive cette année à Chambéry (73) : l’occasion pour Fabrice Autissier, le fondateur, de répondre plus largement à la demande des publics, mais aussi des entreprises. Enfin, Handigital®, c’est également une équipe qui s’agrandit afin de porter le projet toujours plus haut et de garantir la réussite des apprenants. 

Handigital® : des projets qui se concrétisent 

Un nouveau site À Chambéry

Cette année, Handigital® a décidé d’ouvrir un troisième site. Après Seyssins en 2018, Saint-Priest en 2019, c’est au tour de Chambéry d’accueillir la troisième école du projet Handigital®. Ce souhait de développement, notamment soutenu par Chambéry Grand Lac Économique et par la fondation Pierre Dumas, a pour but de répondre favorablement aux besoins grandissants des entreprises dans ce contexte numérique qui est le nôtre. C’est également l’occasion d’étendre la présence du projet sur l’ensemble de la région, afin de susciter des vocations chez les personnes en situation de handicap, et permettre leur retour à l’emploi. En effet, les besoins du secteur numérique sont très vastes puisqu’il touche tous les domaines de la vie courante et toutes les filières. Que ce soient les transports, l’immobilier, la banque ou la santé, le digital est omniprésent et représente donc des opportunités considérables, même pour les personnes en situation de handicap

Une équipe qui se renforce 

Avec la rentrée et le développement de l’école, Handigital® a décidé de recruter de nouvelles compétences, et ce sont trois nouveaux collaborateurs qui sont venus renforcer l’équipe. Handigital® passe donc à l’échelon supérieur en termes de développement et accueille des nouveaux talents, qui seront chargés du développement commercial et marketing de l’école, ainsi que du développement du site web. Garantir la qualité des formations, des services et favoriser la réussite des élèves sont LES priorités du projet. Ce sont donc de nouvelles compétences, indispensables au bon fonctionnement de l’école et au développement du projet, qui rejoignent Handigital® cette année et qui promettent une belle réussite dans leurs missions respectives. 

Handigital® : un concept qui grandit, mais qui tient ses promesses

Des formations qui répondent À la demande du marché

Handigital®, ce sont donc toujours des formations qualifiantes, qui s’adressent à un public bénéficiaire d’une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé), éloigné de l’emploi et bien souvent précarisé. Handigital® bénéficie du label “Grande École du Numérique” et propose plusieurs formations. La formation “développeur web full stack” niveau 4 et 5 couvre les différents métiers du développeur web. Il s’agit d’une formation particulièrement adaptée au marché actuel lorsque l’on sait que les entreprises sont très demandeuses. En effet, le secteur numérique souffre encore aujourd’hui d’une réelle pénurie de main d’œuvre, surtout en ce qui concerne les métiers du développement web. Retrouvez toutes les informations sur cette formation sur le site de l’école

Handigital® propose également la formation B2I® Adultes qui n’est autre que le brevet informatique et Internet. Il certifie la maîtrise de la compétence numérique ainsi que l’usage des NTIC, et s’adresse notamment aux salariés ou aux demandeurs d’emploi. Cette formation permet d’obtenir à l’issue une attestation de compétences garantie par le ministère de l’Éducation nationale. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre site internet, ou à nous contacter. 

Une formation entiÈrement gratuite pour les apprenants

La grande particularité du projet Handigital® réside dans la prise en charge de la formation pour les participants. En effet, les apprenants du projet Handigital® n’ont aucune contrepartie financière à débourser, la formation étant le plus souvent financée par des OPCO (Opérateurs de Compétences), des fonds publics et privés. Cette prise en charge totale résulte du soutien de partenaires d’exception tels que AG2R La Mondiale, APICIL Actions Sociales, l’AGEFIPH, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, présents depuis le début de l’aventure, ou encore, la fondation Pierre Dumas. Le projet Handigital® est né de cette volonté de faire bouger les lignes et de donner accès à la formation au plus grand nombre dans une logique d’égalité des chances pour tous. Principalement composé de personnes neuroatypiques (Autisme de niveau 1, TDAH, HPI, troubles psychiques, etc.), le public de l’école est bien souvent fragilisé et exclu du système scolaire classique. La gratuité était donc un critère essentiel pour le projet. 

Le manque de qualification des personnes en situation de handicap ne doit pas être un frein à leur inclusion. C’est dans cette optique que Handigital® poursuit son développement, tout en conservant son entière gratuité et ses principes fondamentaux. 

Le secteur du numérique vous intéresse ? N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire d’inscription

Si vous souhaitez rejoindre l’aventure en tant que financeur et soutenir le projet, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. La gratuité de la formation Handigital® est un élément clé de la réussite des élèves en situation de handicap.

COVID 19 : Les conséquences sur l’emploi des personnes en situation de handicap 

Alors que Pôle Emploi annonçait une baisse significative du taux de chômage des personnes en situation de handicap en mars dernier, l’épidémie de COVID-19 est venue noircir le tableau et tout remettre en cause. 

Même si l’impact de cette crise sanitaire sans précédent reste encore difficilement palpable, l’incertitude du marché de l’emploi est quant à elle bien présente. En quelques semaines, ce dernier, qui s’était pourtant assaini avant la crise, a totalement changé de perspective avec une hausse significative des inscriptions à Pôle Emploi.

Alors, qu’en sera-t-il des personnes en situation de handicap, déjà fortement touchées par le chômage et les situations précaires ? Y a-t-il encore de la place pour ces travailleurs sur un marché du travail sous haute tension

Covid 19 : les conséquences de la crise 

Avant la crise sanitaire et la période de confinement liée à l’épidémie de Coronavirus, le nombre de chômeurs en situation de handicap avait sensiblement baissé. Malgré cette évolution positive, le taux de chômage de ce public atteignait encore 18 %, contre 9 % pour le reste de la population nationale. Les périodes de chômage chez les personnes en situation de handicap étaient également plus longues, puisque 63 % des chômeurs de cette catégorie l’étaient depuis au moins un an, contre 45 % chez le reste de la population. Les inégalités étaient donc déjà nombreuses, et la crise risque bien de venir les exacerber.

Bien que de nombreux travailleurs en situation de handicap aient pu poursuivre leur activité professionnelle en télétravail, ils sortent de cette crise fragilisés et plutôt inquiets. En effet, les petites et les moyennes entreprises, où est embauchée la majorité des personnes en situation de handicap, sont souvent les structures qui peinent le plus à repartir. Les travailleurs en situation de handicap font également face à des emplois à temps partiel, parfois précaires. La crainte de perdre leur emploi est donc bien présente et l’avenir propice à l’inquiétude. 

En ce qui concerne les chômeurs en situation de handicap, la situation n’est guère plus réjouissante. Beaucoup d’entreprises (de secteurs en particulier tels que l’hôtellerie ou la restauration) ont gelé les recrutements. Le pessimisme est palpable et les personnes en situation de handicap, fortement touchées par le chômage longue durée, risquent de l’être encore davantage. Cette crise pourrait donc exclure et fragiliser de plus belle ce public déjà affaibli.

Covid 19 : la mobilisation en faveur des personnes en situation de handicap 

Face à cette crise et ce climat d’incertitude, l’Agefiph s’est mobilisée et a rapidement entrepris des mesures d’aide exceptionnelles dès l’annonce du confinement. L’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) gère le fonds qui est alimenté par les contributions des entreprises de 20 salariés et plus, qui n’atteignent pas ce fameux taux d’emploi de 6 % des travailleurs handicapés

Afin d’appuyer les actions entreprises par les pouvoirs publics, l’Agefiph a donc déployé une série de mesures en direction des entreprises, des personnes en situation de handicap (salariés, stagiaires, travailleurs indépendants) et des partenaires, qui visent à :

  • Soutenir le maintien de l’activité avec la prise en charge de certains frais (restauration, transport, hébergement) pour les salariés exerçant une activité essentielle à la nation et indispensable à la gestion de la situation de crise sanitaire ;
  • Prendre en charge le coût du télétravail pour les entreprises ;
  • Maintenir la rémunération et la protection sociale des stagiaires en formation, ayant dû l’interrompre ; 
  • Soutenir l’activité des jeunes créateurs d’entreprise de moins de 3 ans d’activité ; 
  • Reporter les prélèvements de la collecte OETH 2020 (Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés) à fin juin 2020 pour les entreprises ;  
  • Accompagner les personnes en situation de handicap grâce à l’information ;
  • Écouter et conseiller via une cellule d’écoute psychologique et de permanences téléphoniques.

Ce sont donc près de 23 millions d’euros qui ont été mobilisés par l’Agefiph pour honorer ces mesures exceptionnelles, qui sont d’ailleurs renforcées et prolongées jusqu’au 30/09/2020. L’Agefiph apporte également son soutien à l’apprentissage et à l’alternance, grâce à de nouvelles aides et une revalorisation des primes aidant à la signature de contrat d’apprentissage et de professionnalisation. D’autres adaptations de l’offre de service et d’aides financières sont à l’étude, en lien avec l’ensemble des partenaires de l’Agefiph, pour apporter au cours des prochains mois les soutiens nécessaires aux personnes en situation de handicap et aux entreprises.

La mobilisation continue également grâce au plan “Osons l’emploi” présenté par Muriel Pénicaud. Les entreprises engagées, le Fiphfp, Pôle Emploi, Cap Emploi, ainsi que les partenaires sociaux se sont regroupés afin de mettre en place les actions destinées à soutenir l’accès et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.

Enfin, le Duoday, initialement prévu pour le 14 mai, aura bien lieu à une date ultérieure, à savoir le 19 novembre 2020. Véritable lieu d’échange entre employeurs et personnes en situation de handicap, il se déroulera durant la semaine européenne de l’emploi des personnes handicapées. Les actions continuent donc et s’amplifient pour que cette crise ne réduise pas les avancées et les progrès déjà engagés.

 

Même si les effets de cette crise se feront sentir à long terme et qu’il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions, le risque de désinsertion professionnelle tant pour les personnes déjà en emploi que pour celles à la recherche d’un emploi, est bien présent. Une surexposition des personnes en situation de handicap au chômage et l’apparition de chômeurs de très longue durée sont donc à craindre. Pour cela un accompagnement dans le temps sera nécessaire. Il faudra également pouvoir compter sur les dispositifs et la mobilisation des différents acteurs pour répondre aux besoins des entreprises et relancer l’économie inclusive.  

La neurodiversité : et si c’était un avantage ?

En France, la neurodiversité est un terme encore trop peu connu ou alors incompris par la société. Pourtant, depuis de nombreuses années, on entend de plus en plus parler d’autisme, de troubles dys, de précocité ou de haut potentiel. Ces profils atypiques, aux particularités qui se manifestent à différents degrés, se retrouvent bien souvent confrontés à une école ou à un monde du travail encore trop inadaptés. 

Beaucoup choisissent donc de cacher leur différence par peur d’être jugés, rejetés, incompris ou stigmatisés. Pourtant certains profils peuvent présenter des caractéristiques neurologiques particulières impliquant une forme d’intelligence différente, qui peut représenter pour l’entreprise une véritable richesse si les conditions de travail sont adaptées. 

Alors, qu’est-ce que la neurodiversité ? En quoi peut-elle être un véritable atout dans le monde du travail ? Quelles sont les conditions pour que ces profils rayonnent et s’épanouissent en entreprise ? Faisons le point sur cette notion incomprise qu’est la neurodiversité

La neurodiversité : qu’est-ce que c’est ? 

La neurodiversité est une notion qui existe depuis plusieurs années, mais l’introduction du mot “neurodiversité” est réellement attribuée à Judy Singer, une étudiante australienne et une autiste militante. Ce terme sera ensuite utilisé publiquement par l’écrivain américain Harvey Blume en 1998, dans le magazine The Atlantic. 

La neurodiversité désigne un fonctionnement neurocognitif différent. Elle désigne toute personne qui présente un mode de pensée différent des critères dominants de la “normalité”. La neurodiversité va donc s’opposer au terme “neurotypique”, mot employé pour désigner les personnes qui ont un fonctionnement neurocognitif dit “standard”. 

La neurodiversité inclut donc les troubles du spectre de l’autisme (TSA), les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ou encore les troubles dys (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, etc.). Aujourd’hui, de plus en plus de personnes sont diagnostiquées. Elles font face à leur différence, souvent à l’origine d’un certain mal être au travail ou à l’école. Problèmes d’intégration, échec scolaire, difficultés lors des entretiens d’embauche… la neurodiversité implique souvent une grande différence, malheureusement encore incomprise à l’école ou dans le monde professionnel.  

La neurodiversité au travail : avantage ou inconvénient ? 

Une grande richesse pour l’entreprise… 

Les personnes atypiques excellent dans de nombreux domaines et possèdent des capacités particulières telles que la créativité, la concentration, la logique, l’imagination, la minutie, la pensée visuelle, et bien d’autres. Elles possèdent des compétences qui leur permettent de penser de manière différente, de trouver des raccourcis, de mémoriser de nombreux détails qui échapperaient aux normo pensants, de proposer des solutions inattendues, ou encore de se focaliser très longtemps sur une seule et même tâche. 

Les personnes autistes de haut niveau, par exemple, peuvent être dotées de capacités cognitives supérieures à la moyenne. Nouvelles idées, façons différentes de penser, nouvelles solutions… elles peuvent avoir une autre vision des choses, qui peut être une véritable aubaine pour l’entreprise. Elles sont également réputées pour leur capacité de concentration pour des tâches représentant un réel intérêt pour elles. La neurodiversité implique également une certaine expertise, notamment chez les personnes à haut potentiel qui ont le goût du détail, de l’exigence et de la perfection. Les personnes dyslexiques vont quant à elle présenter des facilités de raisonnement et de compréhension de schémas complexes. Dotés pour la plupart d’une hypersensibilité, ces profils atypiques sont souvent des personnes créatives, attentives, et productives, avec des valeurs importantes telles que la fidélité, la fiabilité et la confiance. 

À certaines conditions

La neurodiversité peut donc être une grande richesse pour l’entreprise, mais uniquement si les conditions de travail sont favorables. En effet, les travailleurs atypiques pourront libérer tout leur potentiel et s’épanouir uniquement si l’environnement de travail et les pratiques managériales leur sont adaptés. Pour faire profiter l’entreprise de leur intelligence atypique, ils doivent également être entourés de personnes et de collègues sensibilisés à la neurodiversité

Ces conditions peuvent effrayer certains dirigeants, qui pensent à tort que cela va entraîner des dépenses ou des investissements relativement lourds et coûteux. Pourtant, il suffit de revoir certaines pratiques, notamment en termes de recrutement ou de conditions de travail, pour accueillir un profil atypique dans des conditions idéales afin qu’il exprime tout son potentiel

L’environnement de travail

Pour créer un espace de travail propice à la concentration, il suffit parfois d’aménager des espaces silencieux, ou d’équiper les travailleurs de casques ou d’écouteurs permettant de réduire la sur stimulation auditive. Le but est de créer un environnement où chacun peut exprimer sa différence et en faire bénéficier autrui. 

Le recrutement

Le processus de recrutement peut se révéler stressant pour un candidat neuro atypique. En effet, les entrevues traditionnelles peuvent être déstabilisantes et mettre en valeur le manque de confiance dû à des expériences négatives, ou encore les difficultés pour regarder l’interlocuteur dans les yeux. Beaucoup d’entreprises risquent donc de passer à côté de nombreux talents. C’est pourquoi il faut adapter les ressources humaines et les techniques de recrutement. 

La définition du poste 

Il est important de déterminer les postes qui nécessitent des compétences générales et ceux qui, au contraire, méritent des compétences particulières, dans le but d’y placer une personne atypique qui pourrait y exceller. 

L’inclusion et la communication 

Pour cela, il suffit de favoriser la formation de l’ensemble des managers et des travailleurs volontaires afin de sensibiliser le plus grand nombre, et de pouvoir mettre un terme aux clichés. Ateliers, formations, partages et moments de communication sont d’excellents moyens pour sensibiliser les équipes

Là où beaucoup y voient encore un handicap, de plus en plus de personnes considèrent la neurodiversité comme une profonde richesse. Il existe des dirigeants visionnaires qui ont su s’adapter et adopter des pratiques managériales avangardistes pour accueillir des profils atypiques dans leur entreprise et tirer profit de tout leur potentiel

Même si des progrès importants ont lieu en termes d’inclusion et de sensibilisation au sein des entreprises, et que l’intérêt est grandissant pour ces profils, notamment dans certains secteurs d’activité, il est nécessaire d’agir à tous les niveaux. 

La neurodiversité ne doit plus être considérée comme un handicap, mais comme une spécificité dont il est possible de tirer avantage. Les profils atypiques doivent prendre conscience qu’ils peuvent être aptes pour leur travail grâce à leur différence et non malgré elle, et qu’ils peuvent être des professionnels de grande valeur, et non juste des travailleurs porteurs de défaillances.  

 

 

 

 

Les troubles dys : qu’est-ce que c’est ?

En grec, “dys” signifie difficulté. En médecine, il renvoie à la difficulté d’acquisition d’une fonction. “Dys” est en fait un raccourci du terme générique qui désigne l’ensemble des troubles spécifiques de l’apprentissage dont le nom débute par le préfixe “dys”. 

Dyslexie, dyspraxie, dyscalculie… l’ensemble de ces handicaps ne sont reconnus que depuis la loi du 11 février 2005. Aujourd’hui, même si leur prise en charge est de mieux en mieux organisée, à l’école ou en entreprise, le diagnostic peine toujours à être établi, ou l’est trop tardivement. 

Qu’est-ce que les troubles dys et comment les reconnaître ? Quelle est l’importance du diagnostic précoce ? Focus sur ce handicap qui touche 5 à 7 % des enfants en âge préscolaire

Les troubles dys : définition

Les troubles dys sont des troubles cognitifs durables qui peuvent être plus ou moins sévères, selon les cas. Certains vont affecter les apprentissages précoces, tels que le langage ou encore les gestes. D’autres affecteront les apprentissages scolaires : c’est ce qu’on appelle les troubles spécifiques des apprentissages

Il faut savoir que 40 % des enfants dits “dys” présentent plusieurs troubles d’apprentissage à la fois. Par exemple : les troubles de l’apprentissage avec déficit en lecture sont souvent associés à des déficits d’attention

Les troubles dys peuvent être répertoriés en six catégories : 

  • les troubles spécifiques de l’acquisition du langage écrit, appelés dyslexie et dysorthographie
  • les troubles spécifiques des activités numériques : appelés communément la dyscalculie
  • les troubles spécifiques du développement du langage oral : la dysphasie
  • les troubles spécifiques du développement moteur et/ou des fonctions visuospatiales, appelés communément dyspraxie ;
  • les troubles d’attention avec ou sans hyperactivité ;
  • les troubles spécifiques du développement des processus mnésiques

Troubles dys : l’importance du diagnostic

Le dépistage

Les troubles dys apparaissent souvent lors du développement durant l’enfance et lors des premiers apprentissages scolaires. L’école a donc un rôle très important à ce niveau. En effet, les enfants présentant des troubles dys sont souvent repérés dès leur entrée en maternelle (à travers l’apprentissage du langage), ou en primaire (pour l’apprentissage de l’écriture). 

Les premiers signes d’alerte vont permettre de faire davantage de tests, qui vont pouvoir confirmer les troubles et mettre rapidement en place des mesures d’apprentissage spécifiques. 

Le dépistage peut être effectué par les médecins du centre de Protection Maternelle et Infantile, le médecin scolaire, ou encore le pédiatre. Un bilan permettra d’établir un diagnostic plus poussé, plus fiable et plus précis, grâce à une rencontre avec une équipe pluridisciplinaire compétente.

Il est possible de bénéficier d’un bilan même à l’adolescence. Le premier contact sera bien entendu le médecin traitant ou le médecin scolaire, qui enverra alors le patient vers un centre de consultation multidisciplinaire ouvert par le Ministère de la Santé, ou vers un spécialiste capable d’effectuer le diagnostic

Un diagnostic précoce

La précocité du diagnostic est extrêmement importante. En effet, la confirmation du/des trouble(s) va permettre à l’enfant ou à l’adolescent de bénéficier d’aides et d’aménagements durant la scolarité, avec par exemple l’attribution d’outils informatiques ou l’orientation vers un établissement spécialisé

Le diagnostic sert également à bénéficier d’un suivi réalisé par des professionnels : médecins, orthophonistes, pédopsychiatres, neuro pédiatres, ergothérapeutes, psychomotriciens… L’enfant atteint de trouble(s) dys pourra même bénéficier d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation). Un accompagnement psychologique peut être également proposé, ainsi qu’à la famille, afin de gérer au mieux cette différence.

Enfin, il faut savoir que les personnes atteintes de troubles dys sont souvent stigmatisées, et jugées. Enfant paresseux, peu volontaire, qui ne fait pas d’efforts… sont souvent les qualificatifs qui reviennent pour les enfants atteints de ce handicap. Le diagnostic va donc permettre de poser un nom, et de donner une explication à ces difficultés. Le “retard” de l’enfant va donc enfin être compris par l’entourage, mais aussi par l’enfant et ses parents, souvent culpabilisés à tort. 

Les troubles dys À l’Âge adulte

Le diagnostic chez l’adulte 

Le dépistage des troubles dys est possible à tout âge. Même les adultes peuvent donc entreprendre une démarche. Pour cela, il faut se référer au médecin traitant ou au médecin du travail qui seront en mesure de diriger le patient vers les spécialistes compétents. Un bilan pluridisciplinaire faisant intervenir orthophoniste, psychologue, psychomotricien, ergothérapeute ou encore ophtalmologiste sera alors prescrit. 

Détecter les troubles dys est donc possible à n’importe quel âge, mais pour le bien de la personne, il est nécessaire que ce diagnostic soit effectué le plus tôt possible afin de bénéficier d’aides thérapeutiques et techniques

Même si beaucoup d’adultes atteints de troubles “dys” n’osent pas faire la démarche, il est possible d’obtenir une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Elle sera indispensable pour bénéficier des interventions de l’Agefiph, d’aides financières, ou pour obtenir un emploi avec le statut de travailleur handicapé. En 2017, 2,7 millions de personnes se sont vues reconnaître leur handicap administrativement.  

Les troubles dys en entreprise

La reconnaissance du handicap par la loi de 2005 favorise la prise en compte des troubles dys dans le quotidien de l’entreprise. L’employé devra alors être suivi en interne par son manager, le RH ou encore le médecin du travail. 

Pour l’entreprise, employer un travailleur atteint de troubles dys sous-entend également des aménagements au niveau du poste et des méthodes de travail. Par exemple, il peut être judicieux de lui fournir un espace propice à la concentration, des aides techniques comme un écran plus grand, des logiciels de compensation pour la lecture, l’écriture ou encore des aides humaines pour reformuler des consignes. 

Les stéréotypes restent cependant encore très présents à l’heure actuelle en entreprise. Ainsi, il n’est pas rare d’entendre : « Comment mon salarié peut-il parvenir à réaliser ses tâches professionnelles, s’il ne parvient même pas à lire (ou écrire, ou parler sa langue maternelle, ou bien encore coordonner ses gestes ?) ». Ces clichés perdurent, même si des solutions techniques existent et que les travailleurs atteints de troubles dys font preuve de beaucoup de persévérance et de motivation, en adoptant des méthodes de compensation souvent sources d’innovation pour l’entreprise.

Les troubles dys sont donc de mieux en mieux dépistés. Cependant, on remarque encore un certain retard dans le diagnostic qui par conséquent diffère le début des actions rééducatrices. Il est important de garder à l’esprit qu’un enfant qui est repéré tôt est un enfant qui pourra progresser de manière plus efficace. Enfin, il ne faut pas oublier que l’absence de diagnostic peut déboucher sur un décrochage scolaire, des troubles émotionnels tels que l’anxiété ou la dépression, voire même des difficultés d’insertion sociale et professionnelle