Handigital® : les inscriptions, c’est maintenant !

Le numérique vous passionne ? Vous avez un projet de reconversion professionnelle, et vous êtes en situation de handicap ? Handigital® recrute ! Première école préparatoire aux métiers du numérique, Handigital® poursuit son activité de formation et ouvre son recrutement pour ses prochaines sessions. Située à Seyssins (38), Saint-Priest (69) et prochainement à Chambéry (73), Handigital® a su détecter et mettre en évidence la corrélation entre un public à potentiel et un secteur aux besoins importants. 

Vous voulez en savoir davantage ? Quelles sont les formations dispensées ? Comment s’inscrire ? Quel est le coût ? On vous dit tout sur le projet Handigital®

Handigital® : un concept inédit et gratuit 

Présentation

Handigital® est une école de formations préparatoires aux métiers du numérique. Fondée par Fabrice Autissier, Handigital® a vu le jour en septembre 2018, à Seyssins, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le projet est né d’un constat évident avec d’un côté les personnes en situation de handicap, public fortement touché par le chômage de longue durée, et de l’autre, le secteur du numérique en pleine expansion qui peine à recruter. La formation “développeur web full stack” du projet Handigital® est donc née de ce paradoxe et de la volonté de créer un cursus alternatif au système classique, qui répond parfaitement à la demande du marché. 

Prioritairement ouvert, à compétences égales, aux personnes en situation de handicap, le projet Handigital®, qui bénéficie d’ailleurs du label “grande école du numérique” pour sa formation « Développeur web », s’adresse à un public motivé, animé par un intérêt particulier pour le numérique, et bénéficiaire d’une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé (RQTH). Les élèves de l’école ont des profils différents (HPI-Haut Potentiel Intellectuel, troubles du spectre autistique sans déficience intellectuelle, troubles dys, troubles psychiques, etc.), et sont pour la plupart déscolarisés, ou éloignés de l’emploi depuis plus d’un an. 

Une formation qui répond À la demande des entreprises

Handigital® propose deux formations qualifiantes

  • La formation B2I® Adultes (Brevet Informatique et Internet) qui certifie la maîtrise de la compétence numérique ainsi que l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Elle est utile aux salariés et aux demandeurs d’emploi qui souhaitent se former aux NTIC, et permet d’obtenir une attestation de compétences garantie par le ministère de l’Éducation nationale ;  
  • la formation “Développeur web full stack” de niveau IV et V qui couvre les différents profils du développeur web, à savoir la partie front et la partie back, et qui répond parfaitement aux besoins des entreprises. Elle est composée de 600 heures de formation technique et de 252 heures de stage en entreprise, pour une immersion dans le monde du travail, rapide et bénéfique.

Le secteur du numérique peine en effet à recruter et subit une véritable pénurie de main d’œuvre, notamment en développement web. Les besoins du secteur sont également très vastes, puisque le numérique est aujourd’hui présent dans chaque domaine d’activité : transports, santé, logistique, bâtiment, etc. Les opportunités sont donc nombreuses à l’issue de la formation

Handigital® : une école gratuite

Les élèves du projet Handigital® sont totalement pris en charge, sans aucune contrepartie financière. En effet, le cursus de formation est entièrement financé par des fonds publics et privés. Handigital® bénéficie du soutien de partenaires d’exception tels que la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’AGEFIPH, AG2R La Mondiale, APICIL Actions Sociales, ou encore la fondation Pierre DUMAS. Le dispositif CARED + (Contrat d’Aide au Retour à l’Emploi Durable) a également été mobilisé, dans lequel l’école obtient des financements publics à hauteur de 60 % et des financements privés à hauteur de 40 %. La notion de gratuité était une évidence pour l’école et une nécessité, dans une logique d’égalité de chances pour tous. 

Le retour À l’emploi avec Handigital®

Une méthode qui a fait ses preuves 

Les sessions précédentes de la formation “développeur web full stack” ont permis à des élèves présentant des profils différents de se former et d’accéder rapidement au monde du travail. La première session, qui s’est déroulée de septembre 2018 à mai 2019, a permis le retour à l’emploi de 80 % des élèves de la promotion. En effet, à l’issue de la formation “développeur web full stack”, les étudiants bénéficient d’un CDD dans l’entreprise où ils ont effectué leurs stages, sous réserve que ces derniers se soient bien déroulés et que la formation soit validée. Les élèves bénéficient donc du partenariat exceptionnel et de la relation privilégiée entre l’école et les entreprises engagées. Handigital® encourage effectivement les entreprises participantes à mettre en place dès la fin de la formation, un CDD de 10 à 12 mois, un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, un CDI, ou encore une collaboration sous forme de mise à disposition avec le secteur du travail protégé et adapté. Handigital® permet donc un retour à l’emploi, et l’avantage de renouer des liens avec la société en général. 

Les inscriptions sont ouvertes 

Ce sont donc de nouvelles promotions qui prendront place prochainement dans les différents locaux de Handigital®. Au programme, 9 mois de formation, partagés entre cours et périodes de stage. Handigital® s’est d’ailleurs agrandi avec la création d’un troisième pôle à Chambéry, grâce notamment au soutien de la fondation Pierre Dumas et du CCAH, afin d’être présent sur l’ensemble du sillon alpin et de pouvoir répondre de manière optimale aux besoins des entreprises.   

Les recrutements sont donc ouverts pour les sessions d’octobre/novembre 2020 pour Grenoble, et janvier/février 2021 pour Lyon et Chambéry. N’hésitez pas à découvrir nos formations en détail. Pour vous inscrire, c’est très simple, il vous suffit de remplir le formulaire présent sur notre site, ou vous pouvez également nous contacter directement. 

Vous bénéficiez d’une RQTH ? Vous êtes motivé pour prendre un nouveau départ et retrouver le chemin de l’emploi durable ? Vous avez une passion pour le monde du web ? Alors, inscrivez-vous et cap vers la rentrée ! Les inscriptions, c’est maintenant !

 

 

 

COVID 19 : Les conséquences sur l’emploi des personnes en situation de handicap 

Alors que Pôle Emploi annonçait une baisse significative du taux de chômage des personnes en situation de handicap en mars dernier, l’épidémie de COVID-19 est venue noircir le tableau et tout remettre en cause. 

Même si l’impact de cette crise sanitaire sans précédent reste encore difficilement palpable, l’incertitude du marché de l’emploi est quant à elle bien présente. En quelques semaines, ce dernier, qui s’était pourtant assaini avant la crise, a totalement changé de perspective avec une hausse significative des inscriptions à Pôle Emploi.

Alors, qu’en sera-t-il des personnes en situation de handicap, déjà fortement touchées par le chômage et les situations précaires ? Y a-t-il encore de la place pour ces travailleurs sur un marché du travail sous haute tension

Covid 19 : les conséquences de la crise 

Avant la crise sanitaire et la période de confinement liée à l’épidémie de Coronavirus, le nombre de chômeurs en situation de handicap avait sensiblement baissé. Malgré cette évolution positive, le taux de chômage de ce public atteignait encore 18 %, contre 9 % pour le reste de la population nationale. Les périodes de chômage chez les personnes en situation de handicap étaient également plus longues, puisque 63 % des chômeurs de cette catégorie l’étaient depuis au moins un an, contre 45 % chez le reste de la population. Les inégalités étaient donc déjà nombreuses, et la crise risque bien de venir les exacerber.

Bien que de nombreux travailleurs en situation de handicap aient pu poursuivre leur activité professionnelle en télétravail, ils sortent de cette crise fragilisés et plutôt inquiets. En effet, les petites et les moyennes entreprises, où est embauchée la majorité des personnes en situation de handicap, sont souvent les structures qui peinent le plus à repartir. Les travailleurs en situation de handicap font également face à des emplois à temps partiel, parfois précaires. La crainte de perdre leur emploi est donc bien présente et l’avenir propice à l’inquiétude. 

En ce qui concerne les chômeurs en situation de handicap, la situation n’est guère plus réjouissante. Beaucoup d’entreprises (de secteurs en particulier tels que l’hôtellerie ou la restauration) ont gelé les recrutements. Le pessimisme est palpable et les personnes en situation de handicap, fortement touchées par le chômage longue durée, risquent de l’être encore davantage. Cette crise pourrait donc exclure et fragiliser de plus belle ce public déjà affaibli.

Covid 19 : la mobilisation en faveur des personnes en situation de handicap 

Face à cette crise et ce climat d’incertitude, l’Agefiph s’est mobilisée et a rapidement entrepris des mesures d’aide exceptionnelles dès l’annonce du confinement. L’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) gère le fonds qui est alimenté par les contributions des entreprises de 20 salariés et plus, qui n’atteignent pas ce fameux taux d’emploi de 6 % des travailleurs handicapés

Afin d’appuyer les actions entreprises par les pouvoirs publics, l’Agefiph a donc déployé une série de mesures en direction des entreprises, des personnes en situation de handicap (salariés, stagiaires, travailleurs indépendants) et des partenaires, qui visent à :

  • Soutenir le maintien de l’activité avec la prise en charge de certains frais (restauration, transport, hébergement) pour les salariés exerçant une activité essentielle à la nation et indispensable à la gestion de la situation de crise sanitaire ;
  • Prendre en charge le coût du télétravail pour les entreprises ;
  • Maintenir la rémunération et la protection sociale des stagiaires en formation, ayant dû l’interrompre ; 
  • Soutenir l’activité des jeunes créateurs d’entreprise de moins de 3 ans d’activité ; 
  • Reporter les prélèvements de la collecte OETH 2020 (Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés) à fin juin 2020 pour les entreprises ;  
  • Accompagner les personnes en situation de handicap grâce à l’information ;
  • Écouter et conseiller via une cellule d’écoute psychologique et de permanences téléphoniques.

Ce sont donc près de 23 millions d’euros qui ont été mobilisés par l’Agefiph pour honorer ces mesures exceptionnelles, qui sont d’ailleurs renforcées et prolongées jusqu’au 30/09/2020. L’Agefiph apporte également son soutien à l’apprentissage et à l’alternance, grâce à de nouvelles aides et une revalorisation des primes aidant à la signature de contrat d’apprentissage et de professionnalisation. D’autres adaptations de l’offre de service et d’aides financières sont à l’étude, en lien avec l’ensemble des partenaires de l’Agefiph, pour apporter au cours des prochains mois les soutiens nécessaires aux personnes en situation de handicap et aux entreprises.

La mobilisation continue également grâce au plan “Osons l’emploi” présenté par Muriel Pénicaud. Les entreprises engagées, le Fiphfp, Pôle Emploi, Cap Emploi, ainsi que les partenaires sociaux se sont regroupés afin de mettre en place les actions destinées à soutenir l’accès et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.

Enfin, le Duoday, initialement prévu pour le 14 mai, aura bien lieu à une date ultérieure, à savoir le 19 novembre 2020. Véritable lieu d’échange entre employeurs et personnes en situation de handicap, il se déroulera durant la semaine européenne de l’emploi des personnes handicapées. Les actions continuent donc et s’amplifient pour que cette crise ne réduise pas les avancées et les progrès déjà engagés.

 

Même si les effets de cette crise se feront sentir à long terme et qu’il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions, le risque de désinsertion professionnelle tant pour les personnes déjà en emploi que pour celles à la recherche d’un emploi, est bien présent. Une surexposition des personnes en situation de handicap au chômage et l’apparition de chômeurs de très longue durée sont donc à craindre. Pour cela un accompagnement dans le temps sera nécessaire. Il faudra également pouvoir compter sur les dispositifs et la mobilisation des différents acteurs pour répondre aux besoins des entreprises et relancer l’économie inclusive.  

La neurodiversité : et si c’était un avantage ?

En France, la neurodiversité est un terme encore trop peu connu ou alors incompris par la société. Pourtant, depuis de nombreuses années, on entend de plus en plus parler d’autisme, de troubles dys, de précocité ou de haut potentiel. Ces profils atypiques, aux particularités qui se manifestent à différents degrés, se retrouvent bien souvent confrontés à une école ou à un monde du travail encore trop inadaptés. 

Beaucoup choisissent donc de cacher leur différence par peur d’être jugés, rejetés, incompris ou stigmatisés. Pourtant certains profils peuvent présenter des caractéristiques neurologiques particulières impliquant une forme d’intelligence différente, qui peut représenter pour l’entreprise une véritable richesse si les conditions de travail sont adaptées. 

Alors, qu’est-ce que la neurodiversité ? En quoi peut-elle être un véritable atout dans le monde du travail ? Quelles sont les conditions pour que ces profils rayonnent et s’épanouissent en entreprise ? Faisons le point sur cette notion incomprise qu’est la neurodiversité

La neurodiversité : qu’est-ce que c’est ? 

La neurodiversité est une notion qui existe depuis plusieurs années, mais l’introduction du mot “neurodiversité” est réellement attribuée à Judy Singer, une étudiante australienne et une autiste militante. Ce terme sera ensuite utilisé publiquement par l’écrivain américain Harvey Blume en 1998, dans le magazine The Atlantic. 

La neurodiversité désigne un fonctionnement neurocognitif différent. Elle désigne toute personne qui présente un mode de pensée différent des critères dominants de la “normalité”. La neurodiversité va donc s’opposer au terme “neurotypique”, mot employé pour désigner les personnes qui ont un fonctionnement neurocognitif dit “standard”. 

La neurodiversité inclut donc les troubles du spectre de l’autisme (TSA), les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ou encore les troubles dys (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, etc.). Aujourd’hui, de plus en plus de personnes sont diagnostiquées. Elles font face à leur différence, souvent à l’origine d’un certain mal être au travail ou à l’école. Problèmes d’intégration, échec scolaire, difficultés lors des entretiens d’embauche… la neurodiversité implique souvent une grande différence, malheureusement encore incomprise à l’école ou dans le monde professionnel.  

La neurodiversité au travail : avantage ou inconvénient ? 

Une grande richesse pour l’entreprise… 

Les personnes atypiques excellent dans de nombreux domaines et possèdent des capacités particulières telles que la créativité, la concentration, la logique, l’imagination, la minutie, la pensée visuelle, et bien d’autres. Elles possèdent des compétences qui leur permettent de penser de manière différente, de trouver des raccourcis, de mémoriser de nombreux détails qui échapperaient aux normo pensants, de proposer des solutions inattendues, ou encore de se focaliser très longtemps sur une seule et même tâche. 

Les personnes autistes de haut niveau, par exemple, peuvent être dotées de capacités cognitives supérieures à la moyenne. Nouvelles idées, façons différentes de penser, nouvelles solutions… elles peuvent avoir une autre vision des choses, qui peut être une véritable aubaine pour l’entreprise. Elles sont également réputées pour leur capacité de concentration pour des tâches représentant un réel intérêt pour elles. La neurodiversité implique également une certaine expertise, notamment chez les personnes à haut potentiel qui ont le goût du détail, de l’exigence et de la perfection. Les personnes dyslexiques vont quant à elle présenter des facilités de raisonnement et de compréhension de schémas complexes. Dotés pour la plupart d’une hypersensibilité, ces profils atypiques sont souvent des personnes créatives, attentives, et productives, avec des valeurs importantes telles que la fidélité, la fiabilité et la confiance. 

À certaines conditions

La neurodiversité peut donc être une grande richesse pour l’entreprise, mais uniquement si les conditions de travail sont favorables. En effet, les travailleurs atypiques pourront libérer tout leur potentiel et s’épanouir uniquement si l’environnement de travail et les pratiques managériales leur sont adaptés. Pour faire profiter l’entreprise de leur intelligence atypique, ils doivent également être entourés de personnes et de collègues sensibilisés à la neurodiversité

Ces conditions peuvent effrayer certains dirigeants, qui pensent à tort que cela va entraîner des dépenses ou des investissements relativement lourds et coûteux. Pourtant, il suffit de revoir certaines pratiques, notamment en termes de recrutement ou de conditions de travail, pour accueillir un profil atypique dans des conditions idéales afin qu’il exprime tout son potentiel

L’environnement de travail

Pour créer un espace de travail propice à la concentration, il suffit parfois d’aménager des espaces silencieux, ou d’équiper les travailleurs de casques ou d’écouteurs permettant de réduire la sur stimulation auditive. Le but est de créer un environnement où chacun peut exprimer sa différence et en faire bénéficier autrui. 

Le recrutement

Le processus de recrutement peut se révéler stressant pour un candidat neuro atypique. En effet, les entrevues traditionnelles peuvent être déstabilisantes et mettre en valeur le manque de confiance dû à des expériences négatives, ou encore les difficultés pour regarder l’interlocuteur dans les yeux. Beaucoup d’entreprises risquent donc de passer à côté de nombreux talents. C’est pourquoi il faut adapter les ressources humaines et les techniques de recrutement. 

La définition du poste 

Il est important de déterminer les postes qui nécessitent des compétences générales et ceux qui, au contraire, méritent des compétences particulières, dans le but d’y placer une personne atypique qui pourrait y exceller. 

L’inclusion et la communication 

Pour cela, il suffit de favoriser la formation de l’ensemble des managers et des travailleurs volontaires afin de sensibiliser le plus grand nombre, et de pouvoir mettre un terme aux clichés. Ateliers, formations, partages et moments de communication sont d’excellents moyens pour sensibiliser les équipes

Là où beaucoup y voient encore un handicap, de plus en plus de personnes considèrent la neurodiversité comme une profonde richesse. Il existe des dirigeants visionnaires qui ont su s’adapter et adopter des pratiques managériales avangardistes pour accueillir des profils atypiques dans leur entreprise et tirer profit de tout leur potentiel

Même si des progrès importants ont lieu en termes d’inclusion et de sensibilisation au sein des entreprises, et que l’intérêt est grandissant pour ces profils, notamment dans certains secteurs d’activité, il est nécessaire d’agir à tous les niveaux. 

La neurodiversité ne doit plus être considérée comme un handicap, mais comme une spécificité dont il est possible de tirer avantage. Les profils atypiques doivent prendre conscience qu’ils peuvent être aptes pour leur travail grâce à leur différence et non malgré elle, et qu’ils peuvent être des professionnels de grande valeur, et non juste des travailleurs porteurs de défaillances.  

 

 

 

 

Le numérique : un secteur en pleine puissance 

Le numérique, tout le monde en parle. Il s’est répandu dans nos vies à vitesse grand V et a conquis tous les secteurs d’activité. Mais qu’est-ce que le numérique réellement ? Le numérique recouvre les sciences et les technologies de l’information et de la communication. Son périmètre est donc très large, bien plus large que celui de l’informatique. Innovations médicales, mobilité, réseaux sociaux… le numérique envahit nos sphères personnelle et professionnelle. Il révolutionne nos manières de vivre, de produire et d’interagir avec notre environnement, et entraîne de nouveaux usages. On parle d’ailleurs de digitalisation ou de révolution numérique

Mais, en quoi le secteur du numérique est-il aussi puissant ? Quels sont ses avantages et ses enjeux ? Focus sur un secteur en pleine croissance

Le numérique : un secteur en pleine puissance 

Un secteur omniprésent

Le numérique s’est emparé de notre quotidien, à tel point qu’il est parvenu à créer une certaine dépendance. Réseaux sociaux, télétravail, e-commerce… le numérique est partout, et même s’il est parfois critiqué, il est aussi source d’améliorations. Le numérique touche surtout tous les secteurs d’activité, sans exception : santé, social, éducation, médias, transports, BTP, administrations publiques, secteur agricole, et bien d’autres. Il ne se limite plus aux entreprises du secteur de l’informatique et des nouvelles technologies. Chaque secteur est concerné et génère par conséquent des besoins en termes d’innovations et de main d’œuvre. C’est le cas par exemple du secteur agricole, avec l’émergence de l’agriculture numérique. Accroître la compétitivité et la productivité, optimiser la qualité et la traçabilité ou encore rendre le métier d’agriculteur plus attractif… tels sont les enjeux du numérique pour ce secteur. C’est le cas également du secteur de la finance qui recueille un nombre incalculable de données, et qui a par conséquent recours au Big Data. Sans oublier le secteur du tourisme qui a dû s’adapter à la digitalisation. Il y a encore quelques années, Booking.com, Trivago ou encore TripAdvisor n’existaient pas. Les cartes routières et les offices de tourisme étaient d’un grand secours lors d’un voyage. Aujourd’hui, cette ère est belle et bien révolue ! Les voyages se préparent sur le NET, la chambre se réserve en ligne, la qualité des lieux est vérifiée sur TripAdvisor et le GPS fait office de guide. 

Un secteur porteur d’emploi 

Le secteur du numérique représente un réel vivier d’emplois. C’est un levier important dont dépendent la croissance et la compétitivité des entreprises. Nouveaux produits et nouveaux services à développer, nouveaux processus à mettre en place en interne… les entreprises usent et abusent du numérique qui, comme nous l’avons évoqué précédemment, ne se limite plus seulement aux entreprises du secteur. Les besoins sont donc nombreux, et par conséquent, les opportunités professionnelles aussi.

Le secteur du numérique offre de nombreux débouchés. Si les grandes entreprises recherchent souvent des diplômés Bac+5, ce n’est pas le cas des PME qui recrutent souvent à partir de Bac+2 ou Bac+3. Certains postes sont même accessibles après une formation courte. C’est souvent le cas dans le cadre des reconversions professionnelles. Enfin, les conditions de travail proposées sont bien souvent attractives et il faut savoir que 93,2 % des embauches se font en CDI, contre 68,5 % pour les autres secteurs. 

Les enjeux du numérique 

La formation et l’inclusion de tous

Cette transformation digitale et son omniprésence entraînent forcément de profonds bouleversements et comportent des enjeux majeurs. Aujourd’hui, tout le monde est concerné, peu importe l’âge, et la nécessité de formation est donc capitale afin de maîtriser certains principes de base comme, accéder aux fonctionnalités d’un compte sur le NET, réaliser une consultation médicale en ligne ou encore payer ses impôts. La période actuelle de crise sanitaire a témoigné de l’importance du numérique et de la nécessité de formation, avec la mise en place du télétravail, des visioconférences ou encore des cours sur le NET. Le numérique a permis une nouvelle organisation, mais au détriment de certaines personnes qui se sont retrouvées démunies ou encore plus isolées qu’elles ne l’étaient déjà. C’est pourquoi aujourd’hui le développement de la culture numérique commence très tôt avec la maîtrise des outils dès l’école.

Répondre aux besoins des entreprises grÂce au recrutement 

Le second enjeu du numérique réside dans le recrutement, afin de combler les besoins des entreprises et de ne pas impacter négativement leur croissance. En effet, de nombreux besoins peinent à être couverts et le secteur ultra dynamique du numérique est victime d’une réelle pénurie de main d’œuvre.

Pour cela, de nombreux organismes comme Pôle Emploi se mobilisent afin d’informer sur ce secteur en croissance continue. Des formations et des cursus se développent également afin de permettre aux personnes en reconversion professionnelle, ou aux personnes en situation de handicap, de se former de manière différente. C’est le cas de Handigital®, qui propose des formations aux métiers du numérique à des personnes en situation de handicap et bénéficiaires d’une RQTH. Le but : assurer l’inclusion professionnelle d’élèves atypiques tout en comblant les besoins des entreprises.

Critiqué ou adulé, asservissant ou émancipateur, le numérique n’a pas fini de faire parler de lui. Il apparaît aujourd’hui comme un secteur ultra dynamique qui innove, recrute et qui n’est pas près de s’arrêter. Une véritable aubaine pour les mordus du digital et les étudiants fraichement diplômés. 

Le digital vous intéresse ? Handigital® propose des formations qualifiantes aux métiers du numérique. Découvrez nos formations et rejoignez le projet Handigital®. N’hésitez pas à nous contacter.

Les troubles dys : qu’est-ce que c’est ?

En grec, “dys” signifie difficulté. En médecine, il renvoie à la difficulté d’acquisition d’une fonction. “Dys” est en fait un raccourci du terme générique qui désigne l’ensemble des troubles spécifiques de l’apprentissage dont le nom débute par le préfixe “dys”. 

Dyslexie, dyspraxie, dyscalculie… l’ensemble de ces handicaps ne sont reconnus que depuis la loi du 11 février 2005. Aujourd’hui, même si leur prise en charge est de mieux en mieux organisée, à l’école ou en entreprise, le diagnostic peine toujours à être établi, ou l’est trop tardivement. 

Qu’est-ce que les troubles dys et comment les reconnaître ? Quelle est l’importance du diagnostic précoce ? Focus sur ce handicap qui touche 5 à 7 % des enfants en âge préscolaire

Les troubles dys : définition

Les troubles dys sont des troubles cognitifs durables qui peuvent être plus ou moins sévères, selon les cas. Certains vont affecter les apprentissages précoces, tels que le langage ou encore les gestes. D’autres affecteront les apprentissages scolaires : c’est ce qu’on appelle les troubles spécifiques des apprentissages

Il faut savoir que 40 % des enfants dits “dys” présentent plusieurs troubles d’apprentissage à la fois. Par exemple : les troubles de l’apprentissage avec déficit en lecture sont souvent associés à des déficits d’attention

Les troubles dys peuvent être répertoriés en six catégories : 

  • les troubles spécifiques de l’acquisition du langage écrit, appelés dyslexie et dysorthographie
  • les troubles spécifiques des activités numériques : appelés communément la dyscalculie
  • les troubles spécifiques du développement du langage oral : la dysphasie
  • les troubles spécifiques du développement moteur et/ou des fonctions visuospatiales, appelés communément dyspraxie ;
  • les troubles d’attention avec ou sans hyperactivité ;
  • les troubles spécifiques du développement des processus mnésiques

Troubles dys : l’importance du diagnostic

Le dépistage

Les troubles dys apparaissent souvent lors du développement durant l’enfance et lors des premiers apprentissages scolaires. L’école a donc un rôle très important à ce niveau. En effet, les enfants présentant des troubles dys sont souvent repérés dès leur entrée en maternelle (à travers l’apprentissage du langage), ou en primaire (pour l’apprentissage de l’écriture). 

Les premiers signes d’alerte vont permettre de faire davantage de tests, qui vont pouvoir confirmer les troubles et mettre rapidement en place des mesures d’apprentissage spécifiques. 

Le dépistage peut être effectué par les médecins du centre de Protection Maternelle et Infantile, le médecin scolaire, ou encore le pédiatre. Un bilan permettra d’établir un diagnostic plus poussé, plus fiable et plus précis, grâce à une rencontre avec une équipe pluridisciplinaire compétente.

Il est possible de bénéficier d’un bilan même à l’adolescence. Le premier contact sera bien entendu le médecin traitant ou le médecin scolaire, qui enverra alors le patient vers un centre de consultation multidisciplinaire ouvert par le Ministère de la Santé, ou vers un spécialiste capable d’effectuer le diagnostic

Un diagnostic précoce

La précocité du diagnostic est extrêmement importante. En effet, la confirmation du/des trouble(s) va permettre à l’enfant ou à l’adolescent de bénéficier d’aides et d’aménagements durant la scolarité, avec par exemple l’attribution d’outils informatiques ou l’orientation vers un établissement spécialisé

Le diagnostic sert également à bénéficier d’un suivi réalisé par des professionnels : médecins, orthophonistes, pédopsychiatres, neuro pédiatres, ergothérapeutes, psychomotriciens… L’enfant atteint de trouble(s) dys pourra même bénéficier d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation). Un accompagnement psychologique peut être également proposé, ainsi qu’à la famille, afin de gérer au mieux cette différence.

Enfin, il faut savoir que les personnes atteintes de troubles dys sont souvent stigmatisées, et jugées. Enfant paresseux, peu volontaire, qui ne fait pas d’efforts… sont souvent les qualificatifs qui reviennent pour les enfants atteints de ce handicap. Le diagnostic va donc permettre de poser un nom, et de donner une explication à ces difficultés. Le “retard” de l’enfant va donc enfin être compris par l’entourage, mais aussi par l’enfant et ses parents, souvent culpabilisés à tort. 

Les troubles dys À l’Âge adulte

Le diagnostic chez l’adulte 

Le dépistage des troubles dys est possible à tout âge. Même les adultes peuvent donc entreprendre une démarche. Pour cela, il faut se référer au médecin traitant ou au médecin du travail qui seront en mesure de diriger le patient vers les spécialistes compétents. Un bilan pluridisciplinaire faisant intervenir orthophoniste, psychologue, psychomotricien, ergothérapeute ou encore ophtalmologiste sera alors prescrit. 

Détecter les troubles dys est donc possible à n’importe quel âge, mais pour le bien de la personne, il est nécessaire que ce diagnostic soit effectué le plus tôt possible afin de bénéficier d’aides thérapeutiques et techniques

Même si beaucoup d’adultes atteints de troubles “dys” n’osent pas faire la démarche, il est possible d’obtenir une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Elle sera indispensable pour bénéficier des interventions de l’Agefiph, d’aides financières, ou pour obtenir un emploi avec le statut de travailleur handicapé. En 2017, 2,7 millions de personnes se sont vues reconnaître leur handicap administrativement.  

Les troubles dys en entreprise

La reconnaissance du handicap par la loi de 2005 favorise la prise en compte des troubles dys dans le quotidien de l’entreprise. L’employé devra alors être suivi en interne par son manager, le RH ou encore le médecin du travail. 

Pour l’entreprise, employer un travailleur atteint de troubles dys sous-entend également des aménagements au niveau du poste et des méthodes de travail. Par exemple, il peut être judicieux de lui fournir un espace propice à la concentration, des aides techniques comme un écran plus grand, des logiciels de compensation pour la lecture, l’écriture ou encore des aides humaines pour reformuler des consignes. 

Les stéréotypes restent cependant encore très présents à l’heure actuelle en entreprise. Ainsi, il n’est pas rare d’entendre : « Comment mon salarié peut-il parvenir à réaliser ses tâches professionnelles, s’il ne parvient même pas à lire (ou écrire, ou parler sa langue maternelle, ou bien encore coordonner ses gestes ?) ». Ces clichés perdurent, même si des solutions techniques existent et que les travailleurs atteints de troubles dys font preuve de beaucoup de persévérance et de motivation, en adoptant des méthodes de compensation souvent sources d’innovation pour l’entreprise.

Les troubles dys sont donc de mieux en mieux dépistés. Cependant, on remarque encore un certain retard dans le diagnostic qui par conséquent diffère le début des actions rééducatrices. Il est important de garder à l’esprit qu’un enfant qui est repéré tôt est un enfant qui pourra progresser de manière plus efficace. Enfin, il ne faut pas oublier que l’absence de diagnostic peut déboucher sur un décrochage scolaire, des troubles émotionnels tels que l’anxiété ou la dépression, voire même des difficultés d’insertion sociale et professionnelle

 

Handicap : le chÔmage n’est pas une fatalité

Malgré une légère amélioration ces derniers mois, le taux de chômage des personnes en situation de handicap reste deux fois plus élevé que le taux moyen national. II s’établit actuellement à 16 %, ce qui permet au nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap de repasser ainsi en dessous de la barre des 500 000 personnes, selon les données de Pôle Emploi.  

Malgré des plans d’action successifs émanant du gouvernement, force est de constater que ce taux de chômage reste élevé et que les mécanismes d’exclusion et de discrimination à l’égard des travailleurs handicapés restent présents. 

C’est pourquoi de nombreux acteurs se mobilisent et s’allient aux actions du gouvernement pour combattre cette inégalité. Alors, le chômage est-il une fatalité pour les personnes en situation de handicap ? Existe-t-il des moyens de s’en sortir ? Faisons le point sur la situation et les solutions. 

Handicap : un taux de chÔmage élevé

Précarité et chÔmage de longue durée

Les périodes de chômage chez les personnes en situation de handicap sont souvent plus longues : 63 % des chômeurs de cette catégorie le sont au moins un an (contre 45 % chez le reste de la population). Une durée qui dépasse parfois même les 3 ans pour bon nombre de travailleurs en situation de handicap

Ces derniers doivent également faire face à la précarité de l’emploi. En effet, pour ceux qui ont la chance d’occuper un emploi, il s’agit le plus souvent d’un emploi non qualifié. D’après les statistiques, les travailleurs en situation de handicap sont également souvent employés à temps partiel (34 % contre 18 % pour l’ensemble de la population), et sont souvent victimes de licenciement autre qu’économique. 

Des causes diverses

Parmi les causes de ce taux de chômage élevé figure tout d’abord le manque de qualification des personnes en situation de handicap. En effet, le pourcentage de personnes ayant un niveau de formation équivalent ou supérieur au Bac est très inférieur au reste de la population française (24 % contre 49 %). Cette absence de diplôme constitue un frein important à leur recherche d’emploi

La méconnaissance et la crainte du handicap expliquent également ce taux de chômage élevé. Les situations de handicap restent encore à ce jour trop méconnues en entreprise, où elles sont encore parfois taboues. Cette méconnaissance nourrit des craintes et renforce les clichés. Les personnes en situation de handicap apparaissent alors comme une source de complications pour de nombreux dirigeants.

Enfin, il y a aussi l’âge des demandeurs d ’emploi handicapés qui entre en compte, puisque 50 % d’entre eux sont âgés de 50 ans et plus (contre 26 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi). La mobilité géographique joue également un rôle dans le sens où 44 % des demandeurs d’emploi ayant une reconnaissance de handicap indiquent avoir une mobilité faible (moins de 30 minutes ou 14 km de trajet) pour occuper un emploi (contre 37 % pour les autres demandeurs d’emploi).

Handicap : vaincre le chÔmage 

Les actions du gouvernement

En 2019, une progression de 15 % des entrées en formation des personnes en situation de handicap a été observée. Cette avancée est notamment le résultat du PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences). 

Piloté par le ministère du Travail, il a pour ambition de :

  • Former un million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés ; 
  • Répondre aux besoins des métiers en tension ;
  • Contribuer à la transformation des compétences, notamment en termes de transition numérique. 

Le gouvernement a en effet fait de l’accès à la formation une priorité afin de pallier le faible niveau de qualification des demandeurs d’emploi en situation de handicap

Le 18 novembre 2019, Muriel Pénicaud, ministre du Travail et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ont présenté la nouvelle stratégie pour l’emploi des personnes en situation de handicap. Cette stratégie interministérielle “Ensemble, osons l’emploi !” doit permettre d’amplifier le mouvement en favorisant les entrées en formation. Le but est également de simplifier l’accès à l’information, de mobiliser les entreprises et d’augmenter les opportunités d’emploi dans le secteur adapté (Objectif fixé à 40 000 emplois supplémentaires d’ici 2022). 

Les solutions À adopter

De nombreuses astuces existent également pour les personnes en situation de handicap pour augmenter les chances d’être repéré et recruté. Comme toute personne à la recherche d’un emploi, il va être question de : 

  • Agrandir et “faire marcher” son réseau. Pour cela, il est important de contacter des organismes spécialisés pour l’insertion de la diversité et des personnes en situation de handicap dans les entreprises, tels que les réseaux Cap Emploi, les diverses associations spécialisées et les cabinets de recrutement. Les applications telles que LinkedIn ou encore Facebook peuvent également être de bons outils de réseautage ; 
  • Se faire accompagner par des professionnels : Conseiller Cap Emploi ou Pôle Emploi, réseaux associatifs tels que L’ADAPT, l’APAJH, l’APF, l’UNAPEI, ou encore les plateformes telles que Agefiph.fr, hanploi.com, hello-handicap.fr ou encore emploi.handicap.fr ; 
  • Participer à des évènements comme le DuoDay, pour découvrir un métier, un employeur, amorcer un parcours d’insertion, ou tout simplement vivre une expérience nouvelle ; 
  • Se reconvertir : changer de voie et réfléchir à un nouveau projet peut également aider à décrocher un emploi, dans un secteur en demande par exemple, comme c’est le cas pour le secteur du numérique. 

Des organismes engagés

De nombreux organismes de formation se sont développés ces dernières années, dans le but d’apporter des solutions de formation aux personnes en situation de handicap. Une nette progression des entrées en formation des personnes en situation de handicap, a d’ailleurs pu être observée.

Handigital® s’inscrit dans cette volonté de promouvoir l’inclusion en permettant aux personnes en situation de handicap d’accéder à un certain niveau de formation. En proposant un cursus composé de cours théoriques et de stages en entreprise, Handigital® favorise l’immersion rapide de ses apprenants dans le monde du travail. 

 

Aujourd’hui, nous pouvons remarquer une véritable prise de conscience des enjeux du handicap. Les actions du gouvernement se multiplient, les entreprises se mobilisent davantage et les offres de formation se développent. Ce sont donc de belles perspectives qui peuvent s’ouvrir pour ce public en demande.  

Vous êtes en situation de handicap et bénéficiaire d’une RQTH ? Le secteur du numérique vous intéresse ? 

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Emploi et handicap : les clichés ont la vie dure

Aujourd’hui, même si les mentalités évoluent, la France accuse encore un certain retard en termes d’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap. Les stéréotypes, nourris par la méconnaissance du handicap, restent la cause principale de ce retard. Souvent associées à sous-performance, baisse de rentabilité ou encore source de complications, les personnes en situation de handicap sont fortement touchées par le chômage dont le taux est deux fois plus élevé que la moyenne nationale.

C’est pourquoi il est nécessaire aujourd’hui de faire bouger les lignes et de combattre ces stéréotypes, à l’image de certains de nos pays voisins. 

Focus sur ce phénomène d’actualité. 

Emploi et handicap : des stéréotypes tenaces

Le handicap, c’est quoi ? 

Pour tenter de combattre les stéréotypes, il est tout d’abord important de comprendre ce qu’est le handicap. Aujourd’hui en entreprise, la notion de handicap renvoie encore souvent l’image de la personne en fauteuil roulant et du déficient mental. Pourtant parmi les personnes en situation de handicap, seuls 4 % ont une mobilité réduite et 6,6 % sont atteints d’une déficience intellectuelle ou mentale. Sur les 12 millions de Français en situation de handicap, 85% sont atteints d’un handicap invisible mais bien présent.

Le handicap englobe toute personne qui rencontre des difficultés, voire une impossibilité d’effectuer une tâche réalisable, pour référence, par un individu du même âge et en bonne santé. Cela inclut donc des troubles comme la dyslexie, la surdité, l’épilepsie, mais aussi les troubles phobiques, les maladies chroniques comme le diabète, le cancer, la sclérose en plaques, les maux comme la lombalgie, la cervicalgie, l’ostéoporose, etc. La loi Handicap du 11 février 2005 est claire à ce sujet. Elle indique que « toute limitation d’activité ou de restriction de participation à la vie en société subie par une personne, en raison d’une altération d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques », constitue un handicap

Des clichés qui ont la vie dure 

Les mentalités évoluent, mais pas suffisamment ou pas assez rapidement. Les personnes en situation de handicap sont encore victimes aujourd’hui de discrimination, due à un large panel de stéréotypes difficiles à combattre. 

 “Engager un travailleur en situation de handicap, c’est engager de lourdes dépenses pour aménager les locaux de l’entreprise”. C’est une des peurs essentielles des dirigeants, qui peut cependant résonner comme un prétexte aux oreilles des personnes en situation de handicap. Il faut savoir que l’AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) peut intervenir sur l’aménagement des situations de travail : aménagements techniques (mise à disposition de logiciels ou d’équipements adaptés au handicap comme une chaise ergonomique pour les personnes fragiles du dos, un téléphone adapté pour les malentendants, etc.) ou organisationnels (horaires adaptés, tutorat…)

Les solutions sont nombreuses et peuvent bien souvent bénéficier d’aides spécifiques. Ces dernières ont pour objectif de compenser le handicap grâce à des moyens techniques qui favoriseront l’autonomie de la personne handicapée dans son parcours professionnel.

“Employer un travailleur en situation de handicap implique un aménagement des horaires ou des absences répétées”. Or, il a été prouvé que la majorité des travailleurs en situation de handicap redouble souvent d’efforts pour montrer qu’ils méritent leur poste. « Combattants du quotidien » de par les difficultés qu’ils affrontent et surmontent dans la vie de tous les jours, les travailleurs en situation de handicap sont mieux préparés pour relever les défis.

Les entreprises pensent à tort que le travailleur en situation de handicap ne sera pas fiable sur le long terme. Un stéréotype encore infondé lorsque l’on sait que les personnes en situation de handicap souhaitent que leur potentiel prenne plus que tout le dessus sur leur handicap. Les études montrent que les salariés handicapés sont perçus par les employeurs comme plus consciencieux et motivés. On leur reconnaît un volontarisme, une motivation et une forte capacité d’adaptation. Et c’est un grand avantage pour l’entreprise.

Emploi et handicap : les actions À entreprendre

Discrimination et conséquences

Cette forme de discrimination a de lourdes conséquences sur les personnes en situation de handicap, et même si les regards changent, les difficultés sont présentes dès l’école. 

80 % des personnes en situation de handicap arrêtent leurs études au niveau du Bac et les universités ne comptent que très peu de personnes en situation de handicap

Résultat : le pourcentage de travailleurs en situation de handicap ayant un niveau de formation équivalent au Bac ou supérieur est très inférieur au reste de la population (24% contre 49%). Cela entraîne donc des répercussions sur leur recherche d’emploi qui peut être un frein, au-delà de leur situation de handicap

Mais cette discrimination entraîne aussi une sorte de souffrance et un sentiment d’exclusion. Même si les entreprises respectent l’obligation d’emploi des personnes en situation de handicap qu’impose la loi, le maintien dans l’emploi est bien souvent problématique. En effet, le traitement réservé aux travailleurs en situation de handicap est souvent inférieur aux autres salariés, en termes d’évolution, de formation ou de rémunération. 

Des actions pour combattre les clichés

La loi qui oblige les entreprises de plus de 20 salariés à avoir 6 % de salariés en situation de handicap dans leur effectif a été un excellent levier, même si le secteur privé a encore du mal à respecter cette loi. Pour cela, des sanctions peuvent être adressées dans le but de rappeler les dirigeants à l’ordre. Mais au-delà de ces mesures répressives, d’autres moyens existent. Les dirigeants doivent inclure davantage de communication et de sensibilisation en entreprise, afin d’agir sur les mentalités et lever les craintes. 

La sensibilisation doit également débuter le plus tôt possible, c’est-à-dire sur les bancs de l’école. La loi de 2005 a permis de favoriser l’inclusion des élèves en situation de handicap et a ensuite été renforcée par la loi pour l’école de la confiance du 26/07/2019. En 15 ans, l’école inclusive a donc bénéficié d’avancées majeures tant au niveau de la reconnaissance des différents handicaps, qu’au niveau de l’aménagement des structures. 

En France, le handicap reste encore souvent un sujet tabou, notamment sur le marché du travail. Les avancées sont présentes et de nombreuses entreprises s’ouvrent de plus en plus au handicap. Cependant, le taux de chômage de cette population nous rappelle que c’est insuffisant et que des progrès sont encore nécessaires. Le monde du travail doit réaliser que le handicap fait partie des diversités qu’il est bon d’intégrer dans la culture d’entreprise, et que l’embauche d’une personne en situation de handicap, c’est avant tout l’embauche d’une personne dotée de compétences et digne de confiance. 

Formation aux métiers du numérique : une aubaine pour l’économie française

Le XXIe siècle est le siècle du tout numérique. Le digital est de plus en plus présent dans le tissu économique français et touche tous les secteurs d’activité. Il joue également un rôle grandissant dans la vie des Français, que ce soit dans la sphère personnelle ou professionnelle. 

En France, l’économie numérique représente 5,5 % de la valeur ajoutée créée. En effet, le digital permet aux entreprises de repousser leurs limites à l’infini et d’assurer leur pérennité face à la concurrence. 

Cependant, la France rencontre encore de nombreux freins et accuse un certain retard par rapport aux États Unis, à la Chine ou encore au Royaume-Uni. 

Alors, pourquoi le numérique est-il un moteur pour l’économie ? La formation aux métiers du numérique est-elle réellement une aubaine pour l’économie française ? On vous dit tout dans cet article. 

 

Le numérique : une chance À saisir pour l’économie française

Croissance et compétitivité 

Le numérique transforme la vie des entreprises, des consommateurs, et plus largement de notre société. Les opérations bancaires et les ventes se font majoritairement en ligne, les start up se développent et viennent bousculer des habitudes bien ancrées grâce à leurs innovations… La mutation numérique est véritablement une opportunité de croissance et de compétitivité pour la France. En effet, le digital a des répercussions positives sur les entreprises et l’économie en général. Cette croissance n’est pas directement liée à une augmentation du volume des ventes, mais plutôt à l’amélioration de la relation client. Aujourd’hui, 48 % des entreprises françaises sont pleinement engagées dans la transformation digitale. Plus de la moitié d’entre elles connaissent une hausse de la satisfaction et de la fidélisation client. La digitalisation leur permet également de développer de nouveaux services, de renforcer leurs canaux de vente traditionnels, et par conséquent d’augmenter leur chiffre d’affaires. 

Des freins encore trop présents 

Le numérique tarde malgré tout à s’imposer en France. Parmi les raisons de ce retard, on distingue : le manque d’implication des dirigeants, le manque de temps, le coût et la complexité de la mise en place d’une bonne stratégie digitale, des difficultés organisationnelles, mais surtout un déficit de talent et une réelle pénurie de main d’oeuvre. 

L’économie française recherche des travailleurs qualifiés ! En effet, le numérique ne fait pas que détruire des emplois, il en crée également énormément ! Développeurs web, administrateurs réseau, analystes de données, techniciens cybersécurité… le secteur du numérique représente un sérieux vivier d’emplois et offre des opportunités professionnelles non négligeables. De plus, c’est l’économie française tout entière qui a besoin de talents numériques : banques, assurances, secteur du BTP, transports et même les services publics. Tous introduisent de plus en plus le numérique dans leur fonctionnement et leur transformation. 

 

Formation aux métiers du numérique : un remÈde au chÔmage de masse

Des candidats potentiels  

Malgré des contrats et des salaires alléchants, le secteur du numérique peine encore à attirer les candidats. C’est pourquoi certains organismes comme Pôle Emploi multiplient les réunions d’information sur ce secteur en forte expansion. Demandeurs d’emploi, personnes en reconversion professionnelle, public féminin… sont de potentiels candidats qu’il convient d’informer. En effet, à l’inverse de certains pays comme la Malaisie ou l’Inde, le secteur numérique en France reste encore essentiellement masculin. 

Parmi les potentiels candidats au numérique se trouvent également les personnes en situation de handicap. Ces dernières sont en effet largement pénalisées sur le marché du travail. Le taux de chômage des personnes en situation de handicap est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale. Crainte des dirigeants, stéréotypes, dispositifs de formation non adaptés, ou encore niveau de qualification plus bas que la moyenne… les raisons sont nombreuses. 

Cette corrélation évidente entre ce besoin de main d’oeuvre du secteur numérique et le taux de chômage important chez les personnes en situation de handicap est donc un élément capital à ne pas négliger. 

Se former aux métiers du numérique 

Conscients des enjeux et des possibilités, de nombreux organismes se développent et proposent des formations et des cursus adaptés, notamment en faveur des personnes en situation de handicap. En effet, il peut parfois être compliqué de s’intégrer à un groupe pour des personnes souffrant de troubles du comportement. De la même manière, suivre une formation peut être un véritable défi pour une personne présentant des troubles de l’attention. C’est pourquoi des projets comme Handigital® se développent, afin de proposer des formations aux métiers du numérique à des personnes en situation de handicap et bénéficiaires d’une RQTH. L’objectif est de favoriser l’inclusion professionnelle d’élèves atypiques, tout en comblant les besoins des entreprises en termes de main d’oeuvre et de talents numériques. Le but des projets comme celui de Handigital® est également d’offrir une seconde chance à des personnes souvent exclues des parcours scolaires classiques. C’est également l’occasion pour ces élèves en manque d’estime, de vaincre leurs croyances limitatives tout en accompagnant l’économie française dans sa transformation digitale. 

Le numérique représente donc une véritable chance et un réel enjeu pour l’économie française. Les entreprises l’ont bien compris mais font face à de nombreux freins, comme la pénurie de main d’oeuvre, qui ralentissent fortement leur croissancePourtant, les ressources et les compétences sont présentes sur le territoire. C’est pourquoi l’État doit intervenir pour instaurer un cadre favorable au développement du numérique, notamment en termes de formation et d’éducation. 

 

Le monde du digital vous intéresse ? Handigital® propose des formations qualifiantes aux métiers du numérique. Rejoignez le projet Handigital® et n’hésitez pas à découvrir nos formations et à nous contacter.

 

 

Retour vers l’emploi avec Handigital®

En 2019, le taux de chômage des personnes en situation de handicap était deux fois plus élevé que la moyenne nationale. Malgré l’obligation pour les entreprises d’employer des travailleurs en situation de handicap à hauteur de 6 % dans les structures de plus de 20 salariés, le nombre de demandeurs d’emploi reste élevé. 

507 000, c’est le nombre de personnes en situation de handicap, en âge de travailler, qui sont privées d’un emploi. Une tendance qui commence malgré tout à s’inverser grâce au plan d’action du gouvernement, à l’implication de certains organismes comme Pôle Emploi et à l’émergence de formations. 

C’est le cas du projet Handigital®, école de formation préparatoire aux métiers du numérique. Elle s’emploie depuis 2018 à réinsérer sur le marché du travail des personnes en situation de handicap, souvent déscolarisées, précarisées, et éloignées de l’emploi

 

Handicap et chÔmage : une corrélation trop fréquente

La crainte du handicap en entreprise 

Aujourd’hui, les situations de handicap restent encore trop méconnues. Beaucoup de stéréotypes circulent encore en entreprise où handicap rime souvent avec “fauteuil roulant”. Les personnes à mobilité réduite ne représentent que 3 % des personnes en situation de handicap. Et pourtant, nombreux sont encore les dirigeants qui craignent de voir exploser leur budget en raison des aménagements qu’ils seront amenés à faire s’ils embauchent une personne en situation de handicap. Cette dernière peut également être source d’inquiétudes chez les salariés : peur de la désorganisation ou du ralentissement d’un service bien rodé, crainte des absences répétées au poste de travail, etc.

Il s’agit d’une peur de l’inconnu qui nécessite de la formation et de l’information. C’est pourquoi aujourd’hui les actions de sensibilisation sur le handicap en entreprise se multiplient. Les RH ont un rôle essentiel à jouer à ce niveau. En effet, l’intégration et le maintien des personnes en situation de handicap sont des enjeux fondamentaux pour la vie d’une entreprise et l’image qu’elle véhicule. 

Le manque de qualification 

Le taux de chômage élevé des travailleurs en situation de handicap s’explique également par le manque de qualification

Le pourcentage de personnes ayant un niveau de formation équivalent au Bac ou supérieur au Bac est très inférieur au “tout public”. Seuls 36 % des demandeurs d’emploi en situation de handicap ont un niveau équivalent au Bac, contre 53 % pour le reste de la population. Cette absence de diplôme complique par conséquent la recherche de travail

La loi du 5 septembre 2018 “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” réforme l’obligation d’emploi des travailleurs en situation de handicap. Elle comporte plusieurs mesures visant à favoriser l’accès des personnes en situation de handicap au marché du travail, notamment en matière de formation et d’apprentissage. Par exemple : la majoration du Compte Personnel Formation ou encore la nomination d’un référent unique “handicap” au sein de chaque centre de CFA. D’autres actions sont également mises en place comme la volonté du gouvernement de créer un lieu unique d’accueil des demandeurs d’emploi en situation de handicap, avec le rapprochement du réseau Cap Emploi et de Pôle Emploi

 

Retour sur le marché de l’emploi avec Handigital® 

Objectif : inclusion professionnelle 

Handigital® s’inscrit dans cette volonté de promouvoir l’inclusion et de permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à un certain niveau de formation. Le but est de pouvoir bénéficier rapidement d’une entrée sur le marché du travail. Handigital® propose donc une formation qualifiante à un public bénéficiaire d’une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé), éloigné de l’emploi, souvent discriminé et précarisé. Les profils sont divers et atypiques (troubles du spectre autistique sans déficience intellectuelle, TDAH, HPI, troubles psychiques…), mais les élèves ont un point commun : un goût prononcé pour le numérique accompagné d’une bonne dose de motivation. 

L’enjeu est double pour Handigital®. Il s’agit de favoriser une inclusion professionnelle, mais aussi de répondre à la demande toujours plus importante des entreprises du territoire en termes de compétences numériques. C’est pourquoi Handigital® se développe afin de couvrir l’ensemble du sillon alpin. Présente à Seyssins, Saint-Priest et prochainement à Chambéry, Handigital® propose une formation construite en collaboration avec deux professionnels du web, qui se compose de 600 heures de cours théoriques et de 252 heures de stage en entreprise, pour une mise en situation et une immersion rapide sur le marché de l’emploi.

Les résultats et le retour vers l’emploi 

La première session qui s’est déroulée de septembre 2018 à mai 2019 a permis le retour en emploi durable de 80 % de la promotion. En effet, le projet Handigital® repose sur un véritable partenariat et une relation d’exception avec les entreprises partenaires. Il permet aux élèves de signer soit un CDD de 10 à 12 mois avec leur entreprise d’accueil, soit un CDI, soit un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage (sous réserve que les stages se soient bien passés et que la formation soit validée). Une véritable aubaine pour retrouver un emploi et parfois même pour profiter d’opportunités uniques qu’offre le secteur du numérique, très friand des développeurs web full stack.  

Et dans le cas où le contrat ne serait pas prolongé, l’élève peut alors candidater à une formation diplômante en alternance grâce aux connaissances acquises lors de l’année de formation

 

Le taux de chômage élevé des personnes en situation de handicap n’est donc pas une fatalité. Aujourd’hui, des actions de sensibilisation en entreprise se développent de plus en plus pour pallier le manque d’information, favoriser l’insertion professionnelle et combattre cette forme de discrimination. Ces actions sont complétées par la mise en place de formations et de cursus, à l’image du projet Handigital®, pour que le manque de qualification ne soit désormais plus un frein à l’insertion professionnelle

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La transformation digitale : qu’est-ce que c’est ?

La transformation digitale est très certainement un terme qui vous est familier. En effet, ce phénomène bouleverse notre société depuis maintenant quelques années. Si on pouvait comparer la transformation digitale à un événement marquant de l’Histoire, ce serait probablement à la révolution industrielle du 19e siècle. On peut effectivement parler de “révolution digitale” (ou de “révolution numérique”) tant son ampleur est considérable. Les formulaires papier deviennent électroniques, les supports physiques se transforment en PDF, les factures se dématérialisent et l’argent liquide se métamorphose en bitcoins. Entreprises, collectivités, clients, particuliers, employés… personne n’y échappe ! 

Alors, qu’est-ce que la transformation digitale ? Quelles sont ses conséquences sur notre quotidien et sur nos sphères personnelles et professionnelles ? Focus sur ce phénomène sociétal incontournable.

La transformation digitale : c’est quoi ?

Définition de la transformation digitale

La transformation digitale est un terme qui est devenu populaire au début de l’année 2014, avec l’avènement des plateformes et des réseaux sociaux qui sont venus bouleverser nos habitudes de consommation, de partage ou encore d’information. La transformation digitale, appelée également transformation numérique, concerne tous les aspects de la société. Elle désigne le passage d’une économie qui s’appuyait sur des moyens matériels comme des points de vente physiques ou des dossiers papier, à une économie dématérialisée basée sur des échanges de données

Un phénomÈne sociétal

Grâce à l’introduction de nouvelles technologies et de nouveaux usages, ce phénomène sociétal touche évidemment la sphère personnelle. Mais la digitalisation touche avant tout et surtout le monde professionnel. La transformation digitale des entreprises est le processus qui leur permet d’intégrer toutes les technologies numériques au sein de leurs activités diverses. Cela se caractérise par l’apparition de nouveaux procédés comme le cloud, les objets connectés, l’impression 3D, le Big Data ou encore la réalité virtuelle. Il s’agit d’un enjeu considérable pour les entreprises qui doivent se repositionner sur leur marché et revoir leur organisation. 

La transformation digitale : un défi de taille pour les entreprises

Un enjeu réel 

Élément incontournable, la transformation digitale est un changement en profondeur pour l’entreprise. L’intégration et la banalisation de l’email étaient déjà un avant-goût de cette révolution, mais aujourd’hui la transformation digitale devient un véritable enjeu pour l’entreprise si elle veut assurer sa croissance et pérenniser son activité. En règle générale, les sociétés doivent répondre de manière optimale aux besoins de leurs clients. Mais la révolution numérique est synonyme de concurrence et implique l’émergence de nouveaux concurrents potentiels. C’est pourquoi les données clients sont devenues le “graal” pour les sociétés, très friandes de ces informations indispensables pour l’optimisation de leur(s) activité(s). La transformation numérique permet justement aux entreprises l’accès à un nombre impressionnant de données relatives à leurs clients : c’est le fameux phénomène Big data.

Le développement du marketing digital

Aujourd’hui, 75 % de la population mondiale possède un smartphone. C’est un élément capital que les entreprises doivent prendre en compte. Géolocalisation, temps réel, mobilité… les frontières temporelles et spatiales disparaissent. Il est facile de communiquer grâce aux réseaux sociaux, il est simple de consommer avec les achats et paiements en ligne. Se cultiver est un jeu d’enfants grâce aux livres et encyclopédies “online” et il est encore plus facile de se divertir grâce aux films en streaming. Le développement digital est un des piliers de la transformation numérique. C’est pourquoi les entreprises doivent aujourd’hui s’appuyer sur des canaux numériques pour améliorer leur relation client, se faire connaître ou vendre leurs produits : réseaux sociaux, sites web, sites mobiles, applications pour smartphones. Les anciennes méthodes sont révolues : place au référencement naturel (SEO) et au marketing numérique !

Une organisation du travail modifiée 

La révolution numérique est également venue bouleverser les besoins des entreprises en termes de main d’oeuvre. Les métiers du numérique ont en effet le vent en poupe. Le secteur est en pleine puissance malgré une pénurie évidente de main d’oeuvre qui freine la croissance des entreprises. La transformation numérique favorise également l’apparition d’autres formes de travail, facilitées par les outils de vidéoconférence et autres plateformes collaboratives de mise en relation. C’est le cas du freelancing, du nomadisme ou encore du télétravail, au détriment de l’entreprise traditionnelle. 

En interne, la révolution digitale a également des conséquences sur les salariés de l’entreprise. Elle les oblige à s’adapter, à accepter le changement, et parfois même à se former. Ce nouveau rapport au travail, qui paraît comme une évidence pour certains, peut bouleverser d’autres salariés qui peuvent vite se sentir dépassés, voire désorientés. C’est pourquoi l’entreprise doit être capable d’éduquer et de former ses équipes sur les axes majeurs de la transformation digitale. Pour cela, elle doit miser sur l’humain et les RH ont une part importante à effectuer dans cette transformation. Face aux inquiétudes et à certaines formes de résistance, l’écoute, la communication, la formation et les pratiques managériales adaptées sont les clés de la réussite. 

 

Défi majeur pour les entreprises, la transformation digitale est une véritable révolution culturelle aux répercussions considérables sur l’ensemble de nos habitudes (consommation, culture, communication). Les nouvelles technologies ont ainsi donné lieu à de nouvelles organisations : des nouveaux moyens d’échanger, de commercer, de travailler, de communiquer… bref, des possibilités infinies dans un monde toujours plus interconnecté !

 

Le secteur du numérique recrute ! 

Le monde du digital vous intéresse ? Handigital® propose des formations qualifiantes aux métiers du numérique. Prioritairement ouverte, à compétences égales, aux personnes en situation de handicap, Handigital® favorise l’inclusion professionnelle tout en répondant à la demande croissante des recruteurs du secteur du numérique

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