Handicap : le chÔmage n’est pas une fatalité

Malgré une légère amélioration ces derniers mois, le taux de chômage des personnes en situation de handicap reste deux fois plus élevé que le taux moyen national. II s’établit actuellement à 16 %, ce qui permet au nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap de repasser ainsi en dessous de la barre des 500 000 personnes, selon les données de Pôle Emploi.  

Malgré des plans d’action successifs émanant du gouvernement, force est de constater que ce taux de chômage reste élevé et que les mécanismes d’exclusion et de discrimination à l’égard des travailleurs handicapés restent présents. 

C’est pourquoi de nombreux acteurs se mobilisent et s’allient aux actions du gouvernement pour combattre cette inégalité. Alors, le chômage est-il une fatalité pour les personnes en situation de handicap ? Existe-t-il des moyens de s’en sortir ? Faisons le point sur la situation et les solutions. 

Handicap : un taux de chÔmage élevé

Précarité et chÔmage de longue durée

Les périodes de chômage chez les personnes en situation de handicap sont souvent plus longues : 63 % des chômeurs de cette catégorie le sont au moins un an (contre 45 % chez le reste de la population). Une durée qui dépasse parfois même les 3 ans pour bon nombre de travailleurs en situation de handicap

Ces derniers doivent également faire face à la précarité de l’emploi. En effet, pour ceux qui ont la chance d’occuper un emploi, il s’agit le plus souvent d’un emploi non qualifié. D’après les statistiques, les travailleurs en situation de handicap sont également souvent employés à temps partiel (34 % contre 18 % pour l’ensemble de la population), et sont souvent victimes de licenciement autre qu’économique. 

Des causes diverses

Parmi les causes de ce taux de chômage élevé figure tout d’abord le manque de qualification des personnes en situation de handicap. En effet, le pourcentage de personnes ayant un niveau de formation équivalent ou supérieur au Bac est très inférieur au reste de la population française (24 % contre 49 %). Cette absence de diplôme constitue un frein important à leur recherche d’emploi

La méconnaissance et la crainte du handicap expliquent également ce taux de chômage élevé. Les situations de handicap restent encore à ce jour trop méconnues en entreprise, où elles sont encore parfois taboues. Cette méconnaissance nourrit des craintes et renforce les clichés. Les personnes en situation de handicap apparaissent alors comme une source de complications pour de nombreux dirigeants.

Enfin, il y a aussi l’âge des demandeurs d ’emploi handicapés qui entre en compte, puisque 50 % d’entre eux sont âgés de 50 ans et plus (contre 26 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi). La mobilité géographique joue également un rôle dans le sens où 44 % des demandeurs d’emploi ayant une reconnaissance de handicap indiquent avoir une mobilité faible (moins de 30 minutes ou 14 km de trajet) pour occuper un emploi (contre 37 % pour les autres demandeurs d’emploi).

Handicap : vaincre le chÔmage 

Les actions du gouvernement

En 2019, une progression de 15 % des entrées en formation des personnes en situation de handicap a été observée. Cette avancée est notamment le résultat du PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences). 

Piloté par le ministère du Travail, il a pour ambition de :

  • Former un million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés ; 
  • Répondre aux besoins des métiers en tension ;
  • Contribuer à la transformation des compétences, notamment en termes de transition numérique. 

Le gouvernement a en effet fait de l’accès à la formation une priorité afin de pallier le faible niveau de qualification des demandeurs d’emploi en situation de handicap

Le 18 novembre 2019, Muriel Pénicaud, ministre du Travail et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ont présenté la nouvelle stratégie pour l’emploi des personnes en situation de handicap. Cette stratégie interministérielle “Ensemble, osons l’emploi !” doit permettre d’amplifier le mouvement en favorisant les entrées en formation. Le but est également de simplifier l’accès à l’information, de mobiliser les entreprises et d’augmenter les opportunités d’emploi dans le secteur adapté (Objectif fixé à 40 000 emplois supplémentaires d’ici 2022). 

Les solutions À adopter

De nombreuses astuces existent également pour les personnes en situation de handicap pour augmenter les chances d’être repéré et recruté. Comme toute personne à la recherche d’un emploi, il va être question de : 

  • Agrandir et “faire marcher” son réseau. Pour cela, il est important de contacter des organismes spécialisés pour l’insertion de la diversité et des personnes en situation de handicap dans les entreprises, tels que les réseaux Cap Emploi, les diverses associations spécialisées et les cabinets de recrutement. Les applications telles que LinkedIn ou encore Facebook peuvent également être de bons outils de réseautage ; 
  • Se faire accompagner par des professionnels : Conseiller Cap Emploi ou Pôle Emploi, réseaux associatifs tels que L’ADAPT, l’APAJH, l’APF, l’UNAPEI, ou encore les plateformes telles que Agefiph.fr, hanploi.com, hello-handicap.fr ou encore emploi.handicap.fr ; 
  • Participer à des évènements comme le DuoDay, pour découvrir un métier, un employeur, amorcer un parcours d’insertion, ou tout simplement vivre une expérience nouvelle ; 
  • Se reconvertir : changer de voie et réfléchir à un nouveau projet peut également aider à décrocher un emploi, dans un secteur en demande par exemple, comme c’est le cas pour le secteur du numérique. 

Des organismes engagés

De nombreux organismes de formation se sont développés ces dernières années, dans le but d’apporter des solutions de formation aux personnes en situation de handicap. Une nette progression des entrées en formation des personnes en situation de handicap, a d’ailleurs pu être observée.

Handigital® s’inscrit dans cette volonté de promouvoir l’inclusion en permettant aux personnes en situation de handicap d’accéder à un certain niveau de formation. En proposant un cursus composé de cours théoriques et de stages en entreprise, Handigital® favorise l’immersion rapide de ses apprenants dans le monde du travail. 

 

Aujourd’hui, nous pouvons remarquer une véritable prise de conscience des enjeux du handicap. Les actions du gouvernement se multiplient, les entreprises se mobilisent davantage et les offres de formation se développent. Ce sont donc de belles perspectives qui peuvent s’ouvrir pour ce public en demande.  

Vous êtes en situation de handicap et bénéficiaire d’une RQTH ? Le secteur du numérique vous intéresse ? 

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Emploi et handicap : les clichés ont la vie dure

Aujourd’hui, même si les mentalités évoluent, la France accuse encore un certain retard en termes d’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap. Les stéréotypes, nourris par la méconnaissance du handicap, restent la cause principale de ce retard. Souvent associées à sous-performance, baisse de rentabilité ou encore source de complications, les personnes en situation de handicap sont fortement touchées par le chômage dont le taux est deux fois plus élevé que la moyenne nationale.

C’est pourquoi il est nécessaire aujourd’hui de faire bouger les lignes et de combattre ces stéréotypes, à l’image de certains de nos pays voisins. 

Focus sur ce phénomène d’actualité. 

Emploi et handicap : des stéréotypes tenaces

Le handicap, c’est quoi ? 

Pour tenter de combattre les stéréotypes, il est tout d’abord important de comprendre ce qu’est le handicap. Aujourd’hui en entreprise, la notion de handicap renvoie encore souvent l’image de la personne en fauteuil roulant et du déficient mental. Pourtant parmi les personnes en situation de handicap, seuls 4 % ont une mobilité réduite et 6,6 % sont atteints d’une déficience intellectuelle ou mentale. Sur les 12 millions de Français en situation de handicap, 85% sont atteints d’un handicap invisible mais bien présent.

Le handicap englobe toute personne qui rencontre des difficultés, voire une impossibilité d’effectuer une tâche réalisable, pour référence, par un individu du même âge et en bonne santé. Cela inclut donc des troubles comme la dyslexie, la surdité, l’épilepsie, mais aussi les troubles phobiques, les maladies chroniques comme le diabète, le cancer, la sclérose en plaques, les maux comme la lombalgie, la cervicalgie, l’ostéoporose, etc. La loi Handicap du 11 février 2005 est claire à ce sujet. Elle indique que « toute limitation d’activité ou de restriction de participation à la vie en société subie par une personne, en raison d’une altération d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques », constitue un handicap

Des clichés qui ont la vie dure 

Les mentalités évoluent, mais pas suffisamment ou pas assez rapidement. Les personnes en situation de handicap sont encore victimes aujourd’hui de discrimination, due à un large panel de stéréotypes difficiles à combattre. 

 “Engager un travailleur en situation de handicap, c’est engager de lourdes dépenses pour aménager les locaux de l’entreprise”. C’est une des peurs essentielles des dirigeants, qui peut cependant résonner comme un prétexte aux oreilles des personnes en situation de handicap. Il faut savoir que l’AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) peut intervenir sur l’aménagement des situations de travail : aménagements techniques (mise à disposition de logiciels ou d’équipements adaptés au handicap comme une chaise ergonomique pour les personnes fragiles du dos, un téléphone adapté pour les malentendants, etc.) ou organisationnels (horaires adaptés, tutorat…)

Les solutions sont nombreuses et peuvent bien souvent bénéficier d’aides spécifiques. Ces dernières ont pour objectif de compenser le handicap grâce à des moyens techniques qui favoriseront l’autonomie de la personne handicapée dans son parcours professionnel.

“Employer un travailleur en situation de handicap implique un aménagement des horaires ou des absences répétées”. Or, il a été prouvé que la majorité des travailleurs en situation de handicap redouble souvent d’efforts pour montrer qu’ils méritent leur poste. « Combattants du quotidien » de par les difficultés qu’ils affrontent et surmontent dans la vie de tous les jours, les travailleurs en situation de handicap sont mieux préparés pour relever les défis.

Les entreprises pensent à tort que le travailleur en situation de handicap ne sera pas fiable sur le long terme. Un stéréotype encore infondé lorsque l’on sait que les personnes en situation de handicap souhaitent que leur potentiel prenne plus que tout le dessus sur leur handicap. Les études montrent que les salariés handicapés sont perçus par les employeurs comme plus consciencieux et motivés. On leur reconnaît un volontarisme, une motivation et une forte capacité d’adaptation. Et c’est un grand avantage pour l’entreprise.

Emploi et handicap : les actions À entreprendre

Discrimination et conséquences

Cette forme de discrimination a de lourdes conséquences sur les personnes en situation de handicap, et même si les regards changent, les difficultés sont présentes dès l’école. 

80 % des personnes en situation de handicap arrêtent leurs études au niveau du Bac et les universités ne comptent que très peu de personnes en situation de handicap

Résultat : le pourcentage de travailleurs en situation de handicap ayant un niveau de formation équivalent au Bac ou supérieur est très inférieur au reste de la population (24% contre 49%). Cela entraîne donc des répercussions sur leur recherche d’emploi qui peut être un frein, au-delà de leur situation de handicap

Mais cette discrimination entraîne aussi une sorte de souffrance et un sentiment d’exclusion. Même si les entreprises respectent l’obligation d’emploi des personnes en situation de handicap qu’impose la loi, le maintien dans l’emploi est bien souvent problématique. En effet, le traitement réservé aux travailleurs en situation de handicap est souvent inférieur aux autres salariés, en termes d’évolution, de formation ou de rémunération. 

Des actions pour combattre les clichés

La loi qui oblige les entreprises de plus de 20 salariés à avoir 6 % de salariés en situation de handicap dans leur effectif a été un excellent levier, même si le secteur privé a encore du mal à respecter cette loi. Pour cela, des sanctions peuvent être adressées dans le but de rappeler les dirigeants à l’ordre. Mais au-delà de ces mesures répressives, d’autres moyens existent. Les dirigeants doivent inclure davantage de communication et de sensibilisation en entreprise, afin d’agir sur les mentalités et lever les craintes. 

La sensibilisation doit également débuter le plus tôt possible, c’est-à-dire sur les bancs de l’école. La loi de 2005 a permis de favoriser l’inclusion des élèves en situation de handicap et a ensuite été renforcée par la loi pour l’école de la confiance du 26/07/2019. En 15 ans, l’école inclusive a donc bénéficié d’avancées majeures tant au niveau de la reconnaissance des différents handicaps, qu’au niveau de l’aménagement des structures. 

En France, le handicap reste encore souvent un sujet tabou, notamment sur le marché du travail. Les avancées sont présentes et de nombreuses entreprises s’ouvrent de plus en plus au handicap. Cependant, le taux de chômage de cette population nous rappelle que c’est insuffisant et que des progrès sont encore nécessaires. Le monde du travail doit réaliser que le handicap fait partie des diversités qu’il est bon d’intégrer dans la culture d’entreprise, et que l’embauche d’une personne en situation de handicap, c’est avant tout l’embauche d’une personne dotée de compétences et digne de confiance. 

Formation aux métiers du numérique : une aubaine pour l’économie française

Le XXIe siècle est le siècle du tout numérique. Le digital est de plus en plus présent dans le tissu économique français et touche tous les secteurs d’activité. Il joue également un rôle grandissant dans la vie des Français, que ce soit dans la sphère personnelle ou professionnelle. 

En France, l’économie numérique représente 5,5 % de la valeur ajoutée créée. En effet, le digital permet aux entreprises de repousser leurs limites à l’infini et d’assurer leur pérennité face à la concurrence. 

Cependant, la France rencontre encore de nombreux freins et accuse un certain retard par rapport aux États Unis, à la Chine ou encore au Royaume-Uni. 

Alors, pourquoi le numérique est-il un moteur pour l’économie ? La formation aux métiers du numérique est-elle réellement une aubaine pour l’économie française ? On vous dit tout dans cet article. 

 

Le numérique : une chance À saisir pour l’économie française

Croissance et compétitivité 

Le numérique transforme la vie des entreprises, des consommateurs, et plus largement de notre société. Les opérations bancaires et les ventes se font majoritairement en ligne, les start up se développent et viennent bousculer des habitudes bien ancrées grâce à leurs innovations… La mutation numérique est véritablement une opportunité de croissance et de compétitivité pour la France. En effet, le digital a des répercussions positives sur les entreprises et l’économie en général. Cette croissance n’est pas directement liée à une augmentation du volume des ventes, mais plutôt à l’amélioration de la relation client. Aujourd’hui, 48 % des entreprises françaises sont pleinement engagées dans la transformation digitale. Plus de la moitié d’entre elles connaissent une hausse de la satisfaction et de la fidélisation client. La digitalisation leur permet également de développer de nouveaux services, de renforcer leurs canaux de vente traditionnels, et par conséquent d’augmenter leur chiffre d’affaires. 

Des freins encore trop présents 

Le numérique tarde malgré tout à s’imposer en France. Parmi les raisons de ce retard, on distingue : le manque d’implication des dirigeants, le manque de temps, le coût et la complexité de la mise en place d’une bonne stratégie digitale, des difficultés organisationnelles, mais surtout un déficit de talent et une réelle pénurie de main d’oeuvre. 

L’économie française recherche des travailleurs qualifiés ! En effet, le numérique ne fait pas que détruire des emplois, il en crée également énormément ! Développeurs web, administrateurs réseau, analystes de données, techniciens cybersécurité… le secteur du numérique représente un sérieux vivier d’emplois et offre des opportunités professionnelles non négligeables. De plus, c’est l’économie française tout entière qui a besoin de talents numériques : banques, assurances, secteur du BTP, transports et même les services publics. Tous introduisent de plus en plus le numérique dans leur fonctionnement et leur transformation. 

 

Formation aux métiers du numérique : un remÈde au chÔmage de masse

Des candidats potentiels  

Malgré des contrats et des salaires alléchants, le secteur du numérique peine encore à attirer les candidats. C’est pourquoi certains organismes comme Pôle Emploi multiplient les réunions d’information sur ce secteur en forte expansion. Demandeurs d’emploi, personnes en reconversion professionnelle, public féminin… sont de potentiels candidats qu’il convient d’informer. En effet, à l’inverse de certains pays comme la Malaisie ou l’Inde, le secteur numérique en France reste encore essentiellement masculin. 

Parmi les potentiels candidats au numérique se trouvent également les personnes en situation de handicap. Ces dernières sont en effet largement pénalisées sur le marché du travail. Le taux de chômage des personnes en situation de handicap est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale. Crainte des dirigeants, stéréotypes, dispositifs de formation non adaptés, ou encore niveau de qualification plus bas que la moyenne… les raisons sont nombreuses. 

Cette corrélation évidente entre ce besoin de main d’oeuvre du secteur numérique et le taux de chômage important chez les personnes en situation de handicap est donc un élément capital à ne pas négliger. 

Se former aux métiers du numérique 

Conscients des enjeux et des possibilités, de nombreux organismes se développent et proposent des formations et des cursus adaptés, notamment en faveur des personnes en situation de handicap. En effet, il peut parfois être compliqué de s’intégrer à un groupe pour des personnes souffrant de troubles du comportement. De la même manière, suivre une formation peut être un véritable défi pour une personne présentant des troubles de l’attention. C’est pourquoi des projets comme Handigital® se développent, afin de proposer des formations aux métiers du numérique à des personnes en situation de handicap et bénéficiaires d’une RQTH. L’objectif est de favoriser l’inclusion professionnelle d’élèves atypiques, tout en comblant les besoins des entreprises en termes de main d’oeuvre et de talents numériques. Le but des projets comme celui de Handigital® est également d’offrir une seconde chance à des personnes souvent exclues des parcours scolaires classiques. C’est également l’occasion pour ces élèves en manque d’estime, de vaincre leurs croyances limitatives tout en accompagnant l’économie française dans sa transformation digitale. 

Le numérique représente donc une véritable chance et un réel enjeu pour l’économie française. Les entreprises l’ont bien compris mais font face à de nombreux freins, comme la pénurie de main d’oeuvre, qui ralentissent fortement leur croissancePourtant, les ressources et les compétences sont présentes sur le territoire. C’est pourquoi l’État doit intervenir pour instaurer un cadre favorable au développement du numérique, notamment en termes de formation et d’éducation. 

 

Le monde du digital vous intéresse ? Handigital® propose des formations qualifiantes aux métiers du numérique. Rejoignez le projet Handigital® et n’hésitez pas à découvrir nos formations et à nous contacter.

 

 

Retour vers l’emploi avec Handigital®

En 2019, le taux de chômage des personnes en situation de handicap était deux fois plus élevé que la moyenne nationale. Malgré l’obligation pour les entreprises d’employer des travailleurs en situation de handicap à hauteur de 6 % dans les structures de plus de 20 salariés, le nombre de demandeurs d’emploi reste élevé. 

507 000, c’est le nombre de personnes en situation de handicap, en âge de travailler, qui sont privées d’un emploi. Une tendance qui commence malgré tout à s’inverser grâce au plan d’action du gouvernement, à l’implication de certains organismes comme Pôle Emploi et à l’émergence de formations. 

C’est le cas du projet Handigital®, école de formation préparatoire aux métiers du numérique. Elle s’emploie depuis 2018 à réinsérer sur le marché du travail des personnes en situation de handicap, souvent déscolarisées, précarisées, et éloignées de l’emploi

 

Handicap et chÔmage : une corrélation trop fréquente

La crainte du handicap en entreprise 

Aujourd’hui, les situations de handicap restent encore trop méconnues. Beaucoup de stéréotypes circulent encore en entreprise où handicap rime souvent avec “fauteuil roulant”. Les personnes à mobilité réduite ne représentent que 3 % des personnes en situation de handicap. Et pourtant, nombreux sont encore les dirigeants qui craignent de voir exploser leur budget en raison des aménagements qu’ils seront amenés à faire s’ils embauchent une personne en situation de handicap. Cette dernière peut également être source d’inquiétudes chez les salariés : peur de la désorganisation ou du ralentissement d’un service bien rodé, crainte des absences répétées au poste de travail, etc.

Il s’agit d’une peur de l’inconnu qui nécessite de la formation et de l’information. C’est pourquoi aujourd’hui les actions de sensibilisation sur le handicap en entreprise se multiplient. Les RH ont un rôle essentiel à jouer à ce niveau. En effet, l’intégration et le maintien des personnes en situation de handicap sont des enjeux fondamentaux pour la vie d’une entreprise et l’image qu’elle véhicule. 

Le manque de qualification 

Le taux de chômage élevé des travailleurs en situation de handicap s’explique également par le manque de qualification

Le pourcentage de personnes ayant un niveau de formation équivalent au Bac ou supérieur au Bac est très inférieur au “tout public”. Seuls 36 % des demandeurs d’emploi en situation de handicap ont un niveau équivalent au Bac, contre 53 % pour le reste de la population. Cette absence de diplôme complique par conséquent la recherche de travail

La loi du 5 septembre 2018 “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” réforme l’obligation d’emploi des travailleurs en situation de handicap. Elle comporte plusieurs mesures visant à favoriser l’accès des personnes en situation de handicap au marché du travail, notamment en matière de formation et d’apprentissage. Par exemple : la majoration du Compte Personnel Formation ou encore la nomination d’un référent unique “handicap” au sein de chaque centre de CFA. D’autres actions sont également mises en place comme la volonté du gouvernement de créer un lieu unique d’accueil des demandeurs d’emploi en situation de handicap, avec le rapprochement du réseau Cap Emploi et de Pôle Emploi

 

Retour sur le marché de l’emploi avec Handigital® 

Objectif : inclusion professionnelle 

Handigital® s’inscrit dans cette volonté de promouvoir l’inclusion et de permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à un certain niveau de formation. Le but est de pouvoir bénéficier rapidement d’une entrée sur le marché du travail. Handigital® propose donc une formation qualifiante à un public bénéficiaire d’une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé), éloigné de l’emploi, souvent discriminé et précarisé. Les profils sont divers et atypiques (troubles du spectre autistique sans déficience intellectuelle, TDAH, HPI, troubles psychiques…), mais les élèves ont un point commun : un goût prononcé pour le numérique accompagné d’une bonne dose de motivation. 

L’enjeu est double pour Handigital®. Il s’agit de favoriser une inclusion professionnelle, mais aussi de répondre à la demande toujours plus importante des entreprises du territoire en termes de compétences numériques. C’est pourquoi Handigital® se développe afin de couvrir l’ensemble du sillon alpin. Présente à Seyssins, Saint-Priest et prochainement à Chambéry, Handigital® propose une formation construite en collaboration avec deux professionnels du web, qui se compose de 600 heures de cours théoriques et de 252 heures de stage en entreprise, pour une mise en situation et une immersion rapide sur le marché de l’emploi.

Les résultats et le retour vers l’emploi 

La première session qui s’est déroulée de septembre 2018 à mai 2019 a permis le retour en emploi durable de 80 % de la promotion. En effet, le projet Handigital® repose sur un véritable partenariat et une relation d’exception avec les entreprises partenaires. Il permet aux élèves de signer soit un CDD de 10 à 12 mois avec leur entreprise d’accueil, soit un CDI, soit un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage (sous réserve que les stages se soient bien passés et que la formation soit validée). Une véritable aubaine pour retrouver un emploi et parfois même pour profiter d’opportunités uniques qu’offre le secteur du numérique, très friand des développeurs web full stack.  

Et dans le cas où le contrat ne serait pas prolongé, l’élève peut alors candidater à une formation diplômante en alternance grâce aux connaissances acquises lors de l’année de formation

 

Le taux de chômage élevé des personnes en situation de handicap n’est donc pas une fatalité. Aujourd’hui, des actions de sensibilisation en entreprise se développent de plus en plus pour pallier le manque d’information, favoriser l’insertion professionnelle et combattre cette forme de discrimination. Ces actions sont complétées par la mise en place de formations et de cursus, à l’image du projet Handigital®, pour que le manque de qualification ne soit désormais plus un frein à l’insertion professionnelle

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La transformation digitale : qu’est-ce que c’est ?

La transformation digitale est très certainement un terme qui vous est familier. En effet, ce phénomène bouleverse notre société depuis maintenant quelques années. Si on pouvait comparer la transformation digitale à un événement marquant de l’Histoire, ce serait probablement à la révolution industrielle du 19e siècle. On peut effectivement parler de “révolution digitale” (ou de “révolution numérique”) tant son ampleur est considérable. Les formulaires papier deviennent électroniques, les supports physiques se transforment en PDF, les factures se dématérialisent et l’argent liquide se métamorphose en bitcoins. Entreprises, collectivités, clients, particuliers, employés… personne n’y échappe ! 

Alors, qu’est-ce que la transformation digitale ? Quelles sont ses conséquences sur notre quotidien et sur nos sphères personnelles et professionnelles ? Focus sur ce phénomène sociétal incontournable.

La transformation digitale : c’est quoi ?

Définition de la transformation digitale

La transformation digitale est un terme qui est devenu populaire au début de l’année 2014, avec l’avènement des plateformes et des réseaux sociaux qui sont venus bouleverser nos habitudes de consommation, de partage ou encore d’information. La transformation digitale, appelée également transformation numérique, concerne tous les aspects de la société. Elle désigne le passage d’une économie qui s’appuyait sur des moyens matériels comme des points de vente physiques ou des dossiers papier, à une économie dématérialisée basée sur des échanges de données

Un phénomÈne sociétal

Grâce à l’introduction de nouvelles technologies et de nouveaux usages, ce phénomène sociétal touche évidemment la sphère personnelle. Mais la digitalisation touche avant tout et surtout le monde professionnel. La transformation digitale des entreprises est le processus qui leur permet d’intégrer toutes les technologies numériques au sein de leurs activités diverses. Cela se caractérise par l’apparition de nouveaux procédés comme le cloud, les objets connectés, l’impression 3D, le Big Data ou encore la réalité virtuelle. Il s’agit d’un enjeu considérable pour les entreprises qui doivent se repositionner sur leur marché et revoir leur organisation. 

La transformation digitale : un défi de taille pour les entreprises

Un enjeu réel 

Élément incontournable, la transformation digitale est un changement en profondeur pour l’entreprise. L’intégration et la banalisation de l’email étaient déjà un avant-goût de cette révolution, mais aujourd’hui la transformation digitale devient un véritable enjeu pour l’entreprise si elle veut assurer sa croissance et pérenniser son activité. En règle générale, les sociétés doivent répondre de manière optimale aux besoins de leurs clients. Mais la révolution numérique est synonyme de concurrence et implique l’émergence de nouveaux concurrents potentiels. C’est pourquoi les données clients sont devenues le “graal” pour les sociétés, très friandes de ces informations indispensables pour l’optimisation de leur(s) activité(s). La transformation numérique permet justement aux entreprises l’accès à un nombre impressionnant de données relatives à leurs clients : c’est le fameux phénomène Big data.

Le développement du marketing digital

Aujourd’hui, 75 % de la population mondiale possède un smartphone. C’est un élément capital que les entreprises doivent prendre en compte. Géolocalisation, temps réel, mobilité… les frontières temporelles et spatiales disparaissent. Il est facile de communiquer grâce aux réseaux sociaux, il est simple de consommer avec les achats et paiements en ligne. Se cultiver est un jeu d’enfants grâce aux livres et encyclopédies “online” et il est encore plus facile de se divertir grâce aux films en streaming. Le développement digital est un des piliers de la transformation numérique. C’est pourquoi les entreprises doivent aujourd’hui s’appuyer sur des canaux numériques pour améliorer leur relation client, se faire connaître ou vendre leurs produits : réseaux sociaux, sites web, sites mobiles, applications pour smartphones. Les anciennes méthodes sont révolues : place au référencement naturel (SEO) et au marketing numérique !

Une organisation du travail modifiée 

La révolution numérique est également venue bouleverser les besoins des entreprises en termes de main d’oeuvre. Les métiers du numérique ont en effet le vent en poupe. Le secteur est en pleine puissance malgré une pénurie évidente de main d’oeuvre qui freine la croissance des entreprises. La transformation numérique favorise également l’apparition d’autres formes de travail, facilitées par les outils de vidéoconférence et autres plateformes collaboratives de mise en relation. C’est le cas du freelancing, du nomadisme ou encore du télétravail, au détriment de l’entreprise traditionnelle. 

En interne, la révolution digitale a également des conséquences sur les salariés de l’entreprise. Elle les oblige à s’adapter, à accepter le changement, et parfois même à se former. Ce nouveau rapport au travail, qui paraît comme une évidence pour certains, peut bouleverser d’autres salariés qui peuvent vite se sentir dépassés, voire désorientés. C’est pourquoi l’entreprise doit être capable d’éduquer et de former ses équipes sur les axes majeurs de la transformation digitale. Pour cela, elle doit miser sur l’humain et les RH ont une part importante à effectuer dans cette transformation. Face aux inquiétudes et à certaines formes de résistance, l’écoute, la communication, la formation et les pratiques managériales adaptées sont les clés de la réussite. 

 

Défi majeur pour les entreprises, la transformation digitale est une véritable révolution culturelle aux répercussions considérables sur l’ensemble de nos habitudes (consommation, culture, communication). Les nouvelles technologies ont ainsi donné lieu à de nouvelles organisations : des nouveaux moyens d’échanger, de commercer, de travailler, de communiquer… bref, des possibilités infinies dans un monde toujours plus interconnecté !

 

Le secteur du numérique recrute ! 

Le monde du digital vous intéresse ? Handigital® propose des formations qualifiantes aux métiers du numérique. Prioritairement ouverte, à compétences égales, aux personnes en situation de handicap, Handigital® favorise l’inclusion professionnelle tout en répondant à la demande croissante des recruteurs du secteur du numérique

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L’école inclusive tient-elle ses promesses ?

11 février 2005, la “loi handicap” est votée. Elle garantit l’accès de tout élève en situation de handicap à l’éducation en rendant possible son inscription dans l’établissement le plus proche de chez lui. Emmanuel Macron a fait de l’école inclusive un des points essentiels de son quinquennat. C’est pourquoi 15 ans après la loi handicap, le grand service public de l’école inclusive est lancé. Meilleure organisation du service des AESH (Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap), formation des enseignants, cellules d’écoute renforcées pour les parents… les mesures entreprises sont nombreuses et les résultats sont présents : le nombre d’élèves en situation de handicap inscrits au sein de l’Éducation Nationale a plus que triplé ces vingt dernières années. Cependant, de nombreux problèmes subsistent et l’inclusion rime encore trop souvent avec parcours du combattant pour certains. Alors, qu’en est-il réellement de la situation sur le terrain ? L’école inclusive tient-elle réellement ses promesses ?

L’école inclusive : une école pour tous

L’école inclusive : qu’est-ce que c’est ? 

L’école inclusive a pour but de permettre à un enfant ayant un besoin éducatif particulier (handicap mental, trouble dys, trouble du spectre autistique, etc.) d’être scolarisé au sein même d’une classe “ordinaire”, à l’aide d’aménagements adaptés. Le nouveau rôle de l’école ne se limite donc plus à transmettre un savoir, mais permet de favoriser la socialisation de tous en luttant contre les discriminations et en réduisant les inégalités. En 20 ans, le nombre d’enfants ou adolescents en situation de handicap qui ont rejoint les bancs de l’école de l’Éducation Nationale est passé de 90 000 en 1998 à plus de 337 000 en 2019.

L’élève en situation de handicap peut intégrer une classe dite “ordinaire” avec des aménagements de planning, de structure, des supports pédagogiques adaptés ou encore l’affectation d’un(e) AESH. Il peut également être intégré au sein d’une école, collège ou lycée ordinaire, mais dans une classe spécialisée, avec quelques heures d’inclusion dans les classes ordinaires prévues dans la semaine. C’est ce qu’on appelle les ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire). Il s’agit de classes spécialisées qui accueillent dix à douze élèves maximum, et où intervient un enseignant spécialisé en collaboration avec un(e) AESH en dispositif collectif (AESH-co) . 

Des avancées notables 

Avec la loi pour l’école de la confiance adoptée le 26/07/2019, les mesures de l’école inclusive sont renforcées. Les PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé) se développent, avec plus de 3 000 PIAL mis en place à la rentrée 2019, dans les établissements scolaires et les écoles. Ils permettent notamment de mettre en place, dans chaque département, des coordinateurs chargés d’organiser le travail des AESH, mais surtout d’établir un lien de proximité avec les familles. Ces dernières pourront faire appel aux différentes cellules départementales qui s’engagent à fournir une réponse dans les 24h.

La loi pour l’école de la confiance a également permis une simplification du PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation). Établis sur demande des familles par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), ils ont pour but de proposer à chaque enfant une scolarité certes ordinaire, mais adaptée à leurs besoins (aménagement du temps scolaire, aides humaines, matériel pédagogique adapté). Pour les élèves aux difficultés scolaires durables, le PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) sera mis en place en interne, sous la responsabilité du chef d’établissement et supervisé par le médecin scolaire. 

Enfin, les avancées se situent également au niveau de la formation de l’équipe pédagogique avec la mise en place d’une plateforme Cap École Inclusive, accessible également par les AESH

Les limites de l’école inclusive

Des enseignants souvent désarmés

Classes surchargées, manque de temps, les enseignants font souvent part de leur désarroi pédagogique et de leur sentiment de culpabilité de ne pas être à la hauteur. 

La formation fait partie des questions essentielles souvent soulevées. Des outils existent en effet, mais les enseignants manquent souvent de temps et de pratique pour se former correctement. Certains prennent même sur leur temps personnel pour parcourir les outils pédagogiques mis à disposition. L’augmentation des inclusions n’a pas ralenti les fermetures de classes ou les suppressions de postes. Résultat : des classes surchargées et des enseignants à qui on en demande toujours davantage, et qui doivent faire face à une grande hétérogénéité de profils difficilement gérables. 

Alors, bien qu’une très grande majorité d’enseignants se dit favorable à l’inclusion dans leur classe d’élèves à besoins spécifiques, beaucoup se sentent désemparés.

Une équipe pédagogique fragile

“Nous continuerons à encourager la scolarisation en milieu ordinaire des nombreux enfants qui sont aujourd’hui sans solution scolaire. Pour cela, nous donnerons accès à un(e) AVS à tous les enfants qui en ont besoin afin de suivre une scolarité comme les autres”, c’est ce qu’avait promis Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. Pérenniser les emplois d’AVS et leur offrir une rémunération suffisante faisaient partie des objectifs du Président actuel. Bien que leur statut ait enfin été stabilisé (après un CDD de 3 ans renouvelable une fois, les AESH obtiennent un CDI), beaucoup d’entre eux exercent encore à temps partiel. Ce détail, qui peut sembler anodin, a des répercussions sur le temps scolaire des enfants, qui pour certains se voient refuser l’accès en classe en l’absence de l’AESH. 340 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés et plus de la moitié nécessite un accompagnement. Or, il n’y a que 110 000 accompagnants, qui doivent par conséquent s’occuper de plusieurs enfants à la fois. De plus, tout comme pour les enseignants, une formation trop générale ou insuffisante fait que beaucoup se sentent démunis face à la lourdeur de certains handicaps

La déprécarisation du statut d’AESH promise par le gouvernement se fait donc difficilement. 

Des failles évidentes

Structures non adaptées, réduction du personnel enseignant, classes en sureffectif, difficultés de recrutement des AESH, manque de moyens… l’école inclusive doit encore faire face à de nombreux dysfonctionnements. Parmi eux, l’aménagement lors des examens pose souvent problème. On peut en effet remarquer un manque de continuité entre les aménagements accordés pendant la scolarité et ceux acceptés le jour de l’épreuve. Par exemple, un élève auquel on aurait accordé un ordinateur tout au long de son année scolaire, et qui se le verrait refusé lors de l’examen. 

Les inégalités territoriales font également partie des dysfonctionnements. En effet, les enfants ne pouvant intégrer une classe ordinaire peuvent avoir recours à une classe spécialisée, un IME (Institut médico-éducatif) ou un ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique). Mais encore faut-il résider dans un département qui en soit pourvu. 

Mais les limites de l’école inclusive se font sentir également sur les élèves concernés : poids du regard des autres encore trop souvent présent, difficultés d’adaptation dans des classes bruyantes et surpeuplées, difficultés grandissantes lors de l’arrivée dans l’enseignement secondaire, et parfois même, des violences physiques ou mentales. “L’école pour tous” ne devrait-elle pas imposer une phase de “sensibilisation pour tous” ?

 

Depuis 15 ans, l’école inclusive a bénéficié d’avancées majeures, tant au niveau de la reconnaissance des différents handicaps, qu’au niveau de l’aménagement des structures. 

Même si les regards changent, les difficultés sont encore perceptibles pour un bon nombre de familles, sachant qu’un élève sur cinq sort du système scolaire sans formation ni diplôme. Un retard face à nos voisins européens et un processus encore inachevé qui laissent une marge de progression à notre pays et à notre service public de l’éducation. Objectif : parvenir à bâtir une école de la confiance dans un esprit de liberté et d’autonomie.

 

 

 

La rentrée se profile : pensez au numérique

C’est une réalité, nous sommes à l’ère du “tout digital” ! Les entreprises sont en pleine évolution numérique, voire même “révolution numérique” et ne peuvent en aucun cas faire l’impasse sur ce secteur. Elles doivent anticiper, repenser les emplois, accompagner les salariés et investir pour rester dans la course. Cette transition favorise l’émergence de nouveaux métiers et de nouveaux besoins en termes de personnel, mais se heurte à une étonnante pénurie de main d’oeuvre qualifiée. C’est pourquoi aujourd’hui, les offres de formation se multiplient et s’adressent à un public cible différent. 

Focus sur un secteur d’avenir en plein essor !

Le numérique : un secteur en plein boom

L’omniprésence du digital

Aujourd’hui, les entreprises se digitalisent. Objets connectés, Cloud Computing (utilisation de serveurs informatiques distants via un réseau, afin de stocker et exploiter des données), E-commerce, Intelligence Artificielle, tâches administratives digitalisées… Le numérique est partout et devient un véritable levier indispensable pour la compétitivité et la pérennité des entreprises. Cette transition digitale vient bouleverser les modèles existants. Banques, assurances, transports, administrations publiques, mais aussi la santé et l’industrie… tous les secteurs sont concernés.  

Cette digitalisation de l’entreprise comporte différents enjeux auxquels les sociétés doivent répondre. Parmi les paris à relever, il y a l’accompagnement des salariés : il faut transformer et repenser certains emplois qui vont évoluer, voire même se complexifier. Les salariés devront acquérir de nouvelles compétences et se former aux nouveaux outils. Tous ces changements nécessitent forcément du capital humain.

Les métiers qui recrutent

Les emplois du numérique ne se limitent pas uniquement au secteur d’activité de l’informatique et des télécommunications. Ils sont partout ! Certains métiers requièrent des compétences en langage, tandis que d’autres vont demander de bonnes connaissances en réseaux ou Internet. Développement de logiciels, cybersécurité, sciences des données, Intelligence Artificielle, automatisation, réalité virtuelle… L’offre est vaste et il y en a pour tous les goûts !

Les profils les plus recherchés sont ceux qui permettent aux entreprises de développer leurs infrastructures numériques et de déployer leur stratégie web. C’est pourquoi certains métiers sont incontournables, comme c’est le cas des métiers de la communication, de l’animation des sites web et du marketing digital. Les métiers de l’architecture sont également très demandés, tout comme ceux de la sécurité informatique, à l’image des data scientist ou encore des ingénieurs en cybersécurité. En effet, la sécurité des données des entreprises est un impératif qu’elles doivent intégrer et maîtriser. Mais un métier qui sort du lot est celui de développeur web : un métier stratégique qui connaît une croissance significative et une demande hors norme. Les développeurs web full stack font partie des profils les plus recherchés par les entreprises. 

Le secteur du numérique en tension

Le manque de main d’oeuvre qualifiée

Le secteur numérique se heurte aujourd’hui à une pénurie de main d’oeuvre évaluée à plus de 80 000 emplois, à une obsolescence des compétences et à une difficulté d’attirer les talents. En effet, la croissance du secteur du numérique est plus rapide et plus forte que le nombre de candidats disponibles sur le marché du travail. Il y a un véritable écart entre l’offre et la demande ou parfois, les actifs n’ont pas les compétences nécessaires pour répondre à la demande des entreprises. Ce besoin criant n’est pas sans conséquence sur les projets des sociétés et leur croissance qui se retrouvent freinés ou ralentis. Une situation étonnante lorsque l’on connaît le taux de chômage frappant les jeunes ou les personnes en situation de handicap. 

La diversification des offres de formation  

La demande est telle que de nombreuses formations se développent et se multiplient. Les organismes tels que Pôle Emploi organisent régulièrement des réunions d’information ayant pour but principal de casser les préjugés et de faire connaître ce secteur à un public différent : demandeurs d’emploi, adultes en reconversion professionnelle, personnes en situation de handicap ou encore jeunes éloignés du monde du travail. Les formations proposées permettent une insertion rapide sur le marché du travail. En ligne ou en présentiel, elles sont de plus facilement accessibles et finançables grâce au CPF (Compte Personnel Formation). Ce sont près de 450 écoles qui ont obtenu le label GEN (Grande École du Numérique). 

C’est le cas de Handigital®, une école gratuite préparatoire aux métiers du numérique, prioritairement ouverte, à compétences égales, aux personnes en situation de handicap. Son objectif : favoriser l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap tout en répondant à la demande croissante des recruteurs du secteur du numérique

 

Vous envisagez une reconversion professionnelle ? Vous avez une certaine appétence pour le digital ? Pensez au numérique pour la rentrée 2020 ! Il n’y a pas de doute, le secteur du numérique va continuer de progresser et de se développer dans les prochaines années avec des opportunités professionnelles enrichissantes. Postes stimulants en CDI, rémunération souvent généreuse… le secteur du numérique pourrait être votre solution d’avenir !

Pour rejoindre le projet Handigital® et révéler votre potentiel, n’hésitez pas à découvrir nos formations ou à nous contacter.

DigiSchool – « Il est important de ne pas rester dans un microcosme mais de s’ouvrir À la diversité »

Handigital : Pouvez-vous présenter digiSchool en quelques lignes ?

Romain GOBERT : digiSchool Groupe réalise des applications pour aider les jeunes à réussir leurs diplômes et leur vie scolaire. Je suis moi-même directeur de production au sein de l’entreprise. 

 
Comment avez-vous eu connaissance du projet Handigital ?

Sandra JARGIC : j’ai été démarchée directement par Fabrice Autissier par téléphone. J’ai tout de suite été intéressée par le projet Handigital. Il faut savoir que j’étais régulièrement en contact avec un organisme de placement spécialisé, que je ne trouvais pas personnellement très investi. J’ai très souvent fait les premières démarches moi-même dans le but de trouver une personne en situation de handicap, mais je n’étais jamais recontactée sous prétexte qu’ils n’avaient pas les profils correspondants à ma demande. Quand Fabrice Autissier m’a contactée, c’était réellement la première fois que quelqu’un nous proposait un projet de ce type.

 
Pourquoi avoir choisi d’entrer dans le projet Handigital ? Quelles ont été vos principales motivations ?

Sandra JARGIC : nous avions la volonté d’inclure des personnes en situation de handicap dans notre société, depuis maintenant plusieurs années. Notre motivation principale était de pouvoir enrichir nos équipes avec des profils différents. Il est en effet important de ne pas rester dans un microcosme mais de s’ouvrir à la diversité

Romain GOBERT : il faut arriver, grâce à une démarche inclusive, à  multiplier les points de vue et les avis de chacun pour pouvoir innover. 

 
Vous avez suivi la journée de sensibilisation À l’autisme et au handicap psychique inclus dans le programme pour les entreprises d’accueil : qu’en retenez-vous ?

Romain GOBERT : grâce à cette journée, j’ai pu m’apercevoir que les troubles autistiques étaient de plus en plus courants, ou de mieux en mieux dépistés, et qu’ils touchaient un grand nombre de personnes, certes à des degrés différents. 

Sandra JARGIC : la notion de troubles autistiques est tellement large, que l’on se rend compte finalement que cela concerne beaucoup de personnes effectivement. Il est vrai que notre stagiaire actuel ne fait pas partie des personnes qui ont des troubles du spectre autistique. Mais cette journée nous a enrichis personnellement, c’est une certitude ! 

Notre motivation principale était de pouvoir enrichir nos équipes avec des profils différents. Il est en effet important de ne pas rester dans un microcosme mais de s’ouvrir À la diversité
Sandra JARGIC
 
Comment ce projet a-t-il été perçu par vos équipes ? Qu’avez-vous mettre en avant pour les fédérer autour de ce projet ?

Sandra JARGIC : au sein de l’entreprise, nous avons régulièrement des réunions de 30 à 60 minutes, que nous appelons communément des “flashtalk”, où chacun peut prendre librement la parole et s’exprimer sur les projets sur lesquels il travaille. C’est une démarche très volontaire. C’est pourquoi nous avons profité d’une flashtalk pour parler du projet. Il y a eu beaucoup de réactions positives. Lors de la journée de sensibilisation à l’autisme et au handicap psychique, nous avons eu pas mal d’outils qui permettaient d’expliquer les troubles autistiques. Nous avions alors pensé faire une session auprès des collaborateurs intéressés, mais comme notre stagiaire n’est pas concerné par ce type de handicap, nous ne l’avons pas fait. Nous gardons cependant ces outils précieusement sous le coude, si jamais le besoin se présentait. 

Romain GOBERT : au sein de digiSchool, nous avons des valeurs et une éthique commune. Il y a une ouverture d’esprit et une certaine bienveillance qui ont permis d’accueillir et d’intégrer facilement notre stagiaire. 

 
Vous Êtes aujourd’hui entreprise d’accueil dans le cadre de Handigital, projet expérimental, quelles sont vos attentes ?

Romain GOBERT : ayant pour habitude de travailler avec d’autres dispositifs, je pense que le nombre d’heures proposé au niveau technique mériterait d’être plus important. Même s’il est vrai que la formation du projet Handigital comporte une partie de cours civiques qui n’existe pas dans d’autres écoles. Sachant que le cursus Handigital est actuellement en cours, nous ne sommes donc pas encore au niveau technique attendu pour notre stagiaire, mais cela ne saurait tarder.

 

Restez connectés, d’autres témoignages sont à venir 😉

Développez votre potentiel avec Handigital®

Vous êtes en situation de handicap ? Vous avez une réelle appétence pour le numérique ? Handigital®, école préparatoire aux métiers du numérique, propose des formations qualifiantes, à titre entièrement gratuit, à un public demandeur d’emploi et bénéficiaire d’une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé.

Située à Seyssins (38), Saint Priest (69) et bientôt à Chambéry (73), Handigital® vous accueille dans ses locaux, pour une formation innovante et en parfaite adéquation avec la demande du marché de l’emploi. 

Vous souhaitez en savoir davantage ? Découvrez tout de suite le projet Handigital®.

Handigital® : des formations qualifiantes et innovantes

Un secteur numérique en pleine expansion

Le marché de l’emploi actuel le clame haut et fort : le secteur du numérique recrute et il n’est pas près de s’arrêter ! Il confirme son dynamisme avec 4,2 % de croissance pour l’année 2019. C’est le secteur qui recrute le plus aujourd’hui avec plus de 10 000 emplois nets créés par an. Les besoins sont vastes, et ce, dans de nombreux secteurs : bâtiment, logistique, santé… En effet, tous les métiers de l’entreprise, et de l’économie en général, se digitalisent. Start up, TPE, PME, entreprises traditionnelles… toutes sont en pleine expansion numérique. Il y a donc de nombreuses opportunités à saisir et de belles perspectives d’évolution ! Et pourtant, les entreprises peinent à trouver les candidats idéaux. Ce vivier d’emplois qui se heurte à une pénurie de main d’oeuvre, est sans conteste l’un des secteurs les plus prometteurs en termes de débouchés. 

Des formations qui répondent À la demande du marché

Handigital® est donc né d’un constat clair et évident : d’un côté, il y a le secteur du numérique demandeur et en pleine expansion mais qui peine à recruter, faute de main d’oeuvre qualifiée ; et de l’autre, les personnes en situation de handicap, largement touchées par le chômage (515 000 personnes sur 5 millions : c’est le nombre de personnes handicapées qui sont au chômage, soit près de 18 % contre 8,4 % pour l’ensemble de la population française). C’est ainsi qu’est née la formation de « Développeur Web Full stack » au sein de Handigital® : une formation innovante qui répond parfaitement aux besoins du marché. Véritable cursus alternatif au système classique, la formation de « Développeur Web Full stack » couvre les différents profils du développeur web : la partie visuelle (développeur front) et la partie non visible par l’utilisateur (développeur back). 

Composé de cours théoriques (600 heures de formation) et de stages en entreprise (252 heures), le cursus se divise en différents modules, construits spécialement pour que les élèves montent rapidement en compétences et puissent exploiter tout leur potentiel

Handigital® : une école qui réveille votre potentiel 

Un public atypique 

Les élèves du projet Handigital® ont des profils extrêmement divers, mais une chose en commun : une appétence pour le numérique et une motivation sans faille. Tous en recherche d’emploi et bénéficiaires d’une RQTH (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé), les apprenants qui intègrent la formation sont pour la plupart éloignés de l’emploi depuis plus d’un an, déscolarisés, voire même exclus du système scolaire classique pour certains. Intégrer ce cursus est donc un véritable challenge à la fois professionnel mais également personnel. Principalement composé de personnes neuroatypiques (HPI Haut Potentiel Intellectuel, Troubles dys, Hypersensibles, Troubles du spectre autistique, etc.), le public du projet Handigital® dispose souvent d’un potentiel hors norme dont il n’a malheureusement pas conscience. Il s’agit également d’un public fragilisé, souvent victime de jugements, peu à l’aise en société, et peu habitué au monde du travail. C’est pourquoi Handigital® accompagne ses apprenants afin qu’ils découvrent leurs possibilités et reprennent confiance en leurs capacités. Le cursus comporte d’ailleurs un module d’accompagnement collectif et individuel, nommé “habiletés sociales et connaissances de l’entreprise”, qui permet de développer l’employabilité des étudiants. Un véritable avantage pour les apprenants de Handigital®

Une inclusion professionnelle À la clef 

Forte de ses premières expériences et sessions réussies, Handigital® permet à ses apprenants de renouer avec le monde du travail, mais aussi avec la société en général. En effet, l’immersion au sein des entreprises en cours de stage leur est totalement bénéfique. La première session, qui s’est déroulée de septembre 2018 à mai 2019, a permis le retour à l’emploi de 80 % de la promotion. Il faut savoir qu’à l’issue de la formation, les apprenants bénéficient d’un CDD dans leur entreprise d’accueil. En effet, l’unique contrainte que l’école impose aux entreprises partenaires est celle de s’engager à mettre en place, à la fin de la formation, un CDD de 10 à 12 mois, un CDI, un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, ou encore une collaboration sous forme de mise à disposition avec le Secteur du Travail Protégé et Adapté. C’est donc un avenir professionnel garanti qui attend les élèves du projet Handigital® !

 

Le secteur du numérique vous intéresse, voire même vous fascine ? Vous êtes autodidacte et vous avez envie de révéler tout votre potentiel ? Rejoignez Handigital® en remplissant ce formulaire

La gratuité de la formation Handigital® est un élément clé de la réussite du projet. C’est pourquoi Handigital® est en recherche constante de partenaires financiers engagés, afin de soutenir le projet et garantir sa gratuité. 

Vous souhaitez apporter votre contribution en tant que financeur ? Un formulaire est également à votre disposition. 

WÉ-CO – « Le projet Handigital correspond totalement À nos valeurs »

Handigital : Pouvez-vous présenter WÉ-CO en quelques lignes ?

WÉ-CO est une micro entreprise qui existe depuis un peu plus d’un an. Nous proposons du covoiturage festif et notre but est de sauver des vies. Nous voulons permettre à ceux qui n’ont pas de transport ou qui habitent loin des centres-villes de profiter pleinement des soirées et évènements culturels, en toute sécurité. Nous voulons également éviter que ceux qui ont consommé de l’alcool prennent le volant. Nous travaillons avec les boîtes de nuit, entreprises, festivals et autres lieux événementiels pour promouvoir l’importance du covoiturage. Nous voulons proposer une alternative aux navettes qui coûtent souvent cher, nous souhaitons apporter une solution au manque de places sur les parkings et aux difficultés de circulation que l’on peut remarquer à la fin de chaque évènement. Nous essayons également de développer de nouveaux partenariats avec les écoles afin d’entrer en contact direct avec les étudiants et proposer des ateliers de sensibilisation à l’alcool et ses dangers. 

Comment avez-vous eu connaissance du projet Handigital ?

J’ai été contactée par Fabrice Autissier, qui m’a expliqué le concept et le projet Handigital. Il faut savoir que j’avais déjà en tête cette volonté de travailler avec des personnes en situation de handicap, mais ce n’était pas pour tout de suite. Quand Fabrice m’a contactée, je lui ai justement parlé de ce projet et de cette idée, et j’ai décidé de tenter l’expérience… un peu plus tôt que prévu finalement.

Pourquoi avoir choisi d’entrer dans le projet Handigital ? Quelles ont été vos principales motivations ?

J’ai choisi de devenir entreprise partenaire pour deux raisons. D’abord, parce que j’avais des besoins. Je recherchais un développeur web, dans le but de développer une application de covoiturage. Quand Fabrice m’a contactée et qu’il m’a expliqué le concept, j’ai trouvé que cela répondait bien à mes attentes. La seconde raison est que je tenais à ce que mon entreprise adopte une certaine mentalité basée sur l’ouverture d’esprit et la bienveillance. J’ai moi-même connu la méfiance et le poids que le regard des autres peut avoir sur une personne. Les valeurs de Handigital sont en totale adéquation avec celles de WÉ-CO. Cette dimension d’accompagnement, de bienveillance, d’inclusion et d’aide qui émane de Handigital m’a énormément plu.

Vous avez suivi la journée de sensibilisation À l’autisme et au handicap psychique inclus dans le programme pour les entreprises d’accueil : qu’en retenez-vous ?

Cette journée m’a permis tout d’abord de “dédramatiser”. La “peur” du handicap découle souvent du fait que nous ne le connaissons pas suffisamment. Le spectre autistique étant tellement large, cela m’a permis de prendre conscience de certaines choses. Tout d’abord, que ces personnes sont totalement capables de s’impliquer et d’exceller dans leur job. Cela m’a permis également de mesurer la charge mentale qui pèse sur ces personnes, chose dont je n’avais pas du tout conscience avant la journée. On entend souvent le terme “autisme” sans savoir ce que ça veut dire. Il est important de connaître la complexité de ce spectre. Cette journée m’a permis de me rassurer, ainsi que les “job dating” qui m’ont permis de voir que le courant passait plutôt bien avec l’ensemble des candidats. La journée de sensibilisation fut très enrichissante.    

C’est un projet que j’admire énormément et je remercie vraiment Handigital pour tout ce qu’ils font !
Marie Chaleyssin
Comment ce projet a-t-il été perçu par vos équipes ? Qu’avez-vous mettre en avant pour les fédérer autour de ce projet ?

Je suis actuellement dans un incubateur. C’est un environnement très bienveillant, où le dialogue est fréquent et s’installe naturellement. Les gens sont très avenants. Le projet a donc été très bien perçu et très bien accepté.

Vous Êtes aujourd’hui entreprise d’accueil dans le cadre de Handigital, projet expérimental, quelles sont vos attentes ?

J’avais des attentes sur l’attitude de notre stagiaire, qui était à mon sens trop « réservé » et se tenait un peu à l’écart. Mais c’est aujourd’hui de l’histoire ancienne car il s’ouvre de plus en plus à l’équipe et s’intègre de mieux en mieux. C’est pour moi très important qu’il se sente bien chez nous et surtout pas exclu.  Au-delà de ce détail, je n’ai pas d’attente particulière vis-à-vis du projet Handigital. Il correspond totalement à mes valeurs. C’est un projet que j’admire énormément et je remercie vraiment Handigital pour tout ce qu’ils font ! Il faut savoir accepter la différence !

Restez connectés, d’autres témoignages sont à venir 😉